Fizi: des journées ville morte à Misisi pour dénoncer l’insécurité – La PrunelleRDC.info

Vue sur Misisi. Ph. Laprunellerdc.info

A Misisi, une cité du territoire de Fizi au Sud-Kivu, trois journées ville mortes ont été décrétées à partir de ce lundi 18 juin par les opérateurs économiques regroupés au sein de la Fédération des Entreprises du Congo, FEC/Misisi.

Selon ces organisations, cette action vise essentiellement à décrier l’insécurité devenue monnaie courante dans cette partie de la province du Sud-Kivu.

Une insécurité qui vise particulièrement les opérateurs économiques qui sont la cible d’attaques des bandits en armes non autrement identifiés.

 « Nous sommes fâchés, nous ne pouvons pas comprendre que les opérateurs économiques soient visés chaque jour sans que l’Etat ne s’en préoccupe. Nous avons arrêté les activités commerciales durant quelques jours mais les autorités n’ont rien apporté comme solution à nos revendications. Nous ne pouvons pas continuer de mourir sans parler, sans agir. On tue les gens à volonté chaque soir, Notre ami Rodrigue de M-pesa a été tué à Maheshe, on a aussi tiré sur un autre négociant il y a une semaine. C’est pourquoi le mot d’ordre des journées ville morte et nous sommes décidés à aller jusqu’au bout  » dit à Laprunellerdc.info, un acteur local de la FEC.

Pour les habitants de Misisi, il est injuste que les citoyens soient tués chaque jour alors que la cité regorge un grand nombre des forces armées de la RDC et qui ne parviennent pas à faire la lumière sur ces assassinats.

En plus de cette insécurité, les opérateurs économiques vont par ce geste, dénoncer les tracasseries « à outrance» auxquelles ils font face par les différents services étatiques et ceux des services de sécurité.

Cette annonce des journées ville morte intervient après plus de trois jours sans travail pour dénoncer l’insécurité. Les commerçants avaient décidé de garder leurs marchandises à la maison. 

Dans un communiqué publié le dimanche 17 juin dernier, le réseau local de protection des civils RLPC et le centre pour l’éducation, animation et défense des droits de l’homme , des organisations œuvrant à Fizi et Uvira; ont dénoncé la persistance de l’insécurité dans ces régions et sollicitent l’implication effective des autorités à tous les niveaux. Dans le bilan de ces ONG, on note la mort de 11 personnes dans moins d’une semaine dans ces territoires.

 Adonis Lubambo

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