Enlèvement à Goma: la notabilité décourage le paiement des rançons pour la libération des personnes

Goma personnes - discours de haine
vue sur une partie de la ville de Goma

La notabilité du Nord-Kivu se réactive dans le combat contre le regain des Kidnapping dans la ville de Goma après l’exigence par les ravisseurs du paiement de 20.000 dollars américains à la famille d’un Etudiant de l’ISMGL. « Visiblement les étudiants sont désormais dans les collimateurs des Kidnappeurs » lit-on dans un message sur les réseaux sociaux d’un notable de Goma.

Il appelle par ailleurs les habitants à éviter de payer des rançons pour faire libérer les leurs car cela encourage cette pratique

« Après un étudiant de l’ISIG kidnappé et relâché après paiement de rançon, il y a quelques mois, c’est un autre étudiant, Amani Siyapata Pierrot, Étudiant en G3 a l’ISMGL qui a été kidnappé le lundi 14 Mai vers 17h00. Les ravisseurs exigent 20.000 USD en utilisant un numéro Orange. Sa femme, Madame Masika Inique et le comité des étudiants de l’ISMGL qui nous ont saisi à cet effet craignent énormément pour sa vie. Ils sollicitent l’implication de tous pour que Amani Pierrot soit retrouvé vivant et sans qu’un likuta soit  dépensé en terme de rançon qui encourage les malfaiteurs » alerte Jean-Paul Lumbulumbu.

Le Collectif des notabilités du Nord Kivu appelle la population à collaborer avec les services de sécurité,  il appelle les chefs
d’avenues à réactiver la stratégie CS3(Comité de Surveillance 3 Maisons), le Gouvernement à exiger des maisons de communication la mise sur pied d’un logiciel de géolocalisation à courte distance et sanctionner les maisons qui n’identifient pas systématiquement leurs abonnés,

Il recommande aux autorités judiciaires d’appliquer la politique tolérance zéro en matière de Kidnapping (et aux organisations non gouvernementales de renforcer la sensibilisation communautaire sur la sécurité collective. « Mieux vaut prévenir que guérir », dit  la notabilité du Nord-Kivu.

Le phénomène d’enlèvement a été très courant les derniers mois dans la ville de Goma.  La catégorie la plus touchée était celle des enfants.

Les défenseurs des droits de l’homme dénoncent quotidiennement le fait que ces ravisseurs utilisent les réseaux de télécommunication notamment pour recevoir la rançon mais ne sont pas identifiés.

Richard Mashauri Nkalirwa

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