« Le chef de l’Etat a été rassurant mais il est resté dans la logique souverainiste puisque en tout ce qu’il dit il revient sur le mot souveraineté même par exemple quand il parle des élections ; pour un peu barrer l’ingérence des autres puissances étrangères par rapport à notre pays » C’est la réaction de monsieur Elie Habibu, cadre de la majorité présidentielle et membre du bureau d’Etudes au gouvernorat du Sud-Kivu au message de vœux du chef de l’Etat le 1er Janvier dernier.
Pour Elie Habibu, le fait que le chef de l’Etat ait annoncé que la voie des élections est irréversible est synonyme de l’alternance assurée en 2018. Ce n’était pas important qu’il dise qu’il ne sera pas candidat.
« Disant que le bateau des élections est en marche, on comprend déjà que les élections signifient alternance, élections veut dire alternance seulement ; il n’y a pas deux sens ».
Ce cadre de la majorité présidentielle rappelle qu’on ne doit pas seulement voir cette alternance au niveau du seul chef de l’Etat car plusieurs institutions surtout celles législatives sont dans une « légitimité forcée et une situation d’usure », et « une cacophonie politique avec une addition d’individus avec l’accord de la saint sylvestre » dans le gouvernement national.
Dans son discours de vœux pour 2018 depuis Lubumbashi, le président de la République , Joseph Kabila, a dressé un bilan positif concernant la sécurité dans certaines régions notamment celles du Kasaï. Il a aussi exprimé sa satisfaction sur le plan des efforts économiques. Le chef de l’Etat n’a en revanche pas évoqué les tensions politiques et les morts survenues ce 31 décembre 2017 en RDC. Pour lui, la voie vers des élections conformément au calendrier de la CENI est « irréversible ».
Honneur-David Safari
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