Le comité de la coordination des étudiants de Beni/Ville

Des étudiants de Beni à travers leur coordination, demandent l’évaluation du travail du docteur Muyembe, trois mois après sa prise de pouvoir à la tête de la riposte contre Ebola.
Cette coordination de la ville de Beni s’est ainsi exprimée après que le Docteur Muyembe ait totalisé trois mois à la tête de la riposte contre Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Ces étudiants de Beni veulent voir les autorités locales, la société civile et la coordination de la riposte faire une évaluation pour les trois mois que vient de totaliser le Docteur Muyembe à la coordination de la riposte contre la MVE.
Cette structure constate avec regret que les trois mois promis par l’actuel responsable de la riposte, soient passés sans qu’Ebola ne soit éradiqué et déclaré fini.
«Ebola est encore là, le danger n’est pas bouté dehors comme le promettait Muyembe il y a trois mois. nous fustigeons le fait que le Docteur Muyembe ait passé beaucoup de temps dans le laboratoire que sur terrain pour s’enquérir de la situation,» indique Clovis Mutsuva Président de la coordination estudiantine de Beni.
La coordination estudiantine a en autre exprimé son désaccord sur l’introduction du deuxième vaccin qui selon elle, est à la base du retard dans l’éradication de la MVE, car le personnel de la riposte avec leurs ONG, se sont plus focalisés d’abord à cette guerre des vaccins et abandonné les malades ou la population à son triste sort.
«Pour Beni par exemple on comptait déjà 22 jours sans cas, malheureusement, pendant le temps qu’ils étaient entrain de discuter à propos du vaccin, ils n’ont pas été à mesure de protéger Beni qui était déjà presque hors danger. Voilà encore que tout est revenu presque à zéro à cause de l’imprudence de la riposte et ses partenaires,» s’indigne Clovis Mutsuva
Pour cette coordination, l’important est de sauver les vies et finir avec cette épidémie dans le pays, surtout que le premier vaccin était efficace à plus de 90%. Donc, pas besoin d’introduire un nouveau vaccin.
Roger Kakulirahi depuis Beni







