Ebola: 60 jours sans un nouveau cas, la province du Sud-Kivu toujours menacée – La PrunelleRDC.info

Un élève se lave les mains dans une école d’Irambo (Bukavu). Ph. Laprunellerdc.info

La maladie à virus Ebola reste une menace pour la province du Sud-Kivu, malgré qu’elle vient de totaliser 60 jours sans nouveau cas confirmé.

Plusieurs responsables sanitaires et ceux de la riposte à cette épidémie affirment que tant que cette maladie est toujours présente dans la province du Nord-Kivu, les habitants doivent toujours observer les règles d’hygiène afin de limiter une éventuelle réapparition d’Ebola en province du Sud-Kivu.

Ces derniers rappellent le cas de Nyankunde en Ituri, où un nouveau cas confirmé a été notifié le 15 octobre dernier après 294 jours d’absence de cas Ebola confirmé.

Le nouveau cas a été signalé dans l’aire de santé de Maroro avec six autres cas probables, alors qu’aucun d’entre eux n’était listé comme contact, ni suivi de façon régulière, ni vacciné.

Voilà ce qui pousse ces acteurs à interpeller les habitants de la province du Sud-Kivu à plus de vigilance, mais aussi à rester en alerte en signalant auprès des équipes de riposte ou des structures sanitaires, tout proche ou membre de la famille qui pourrait présenter des symptômes de la maladie à virus Ebola.

En effet, la province du Sud-Kivu sort dans une période épidémiologique de la maladie à virus Ebola, qui l’a secouée pendant près d’un mois.
Après la déclaration de la province sans nouveau cas Ebola depuis le 27 Août dernier, l’équipe de la riposte ainsi que plusieurs autres acteurs sociaux ont appelé la population à continuer à respecter les règles d’hygiène, et continuent jusqu’à ce jour à interpeller les habitants sur la nécessité de se laver les mains chaque fois pour éviter la résurgence de cette épidémie au Sud-Kivu.

Malheureusement, dans la ville de Bukavu visiblement, la population semble avoir franchi définitivement le mal, et la majorité ignore que la province du Sud-Kivu est encore exposée, vu ses échanges réguliers avec le Nord-Kivu où cette maladie est toujours présente.

Dans la plupart des institutions, des kits de lavage de mains sont toujours présents devant les portes et les entrées, sous une forme de négligence des personnes qui entrent, et qui ne sont plus d’ailleurs obligées de laver les mains comme on le voyait dans le temps où Ebola était déclaré en province.

Dans d’autres institutions parmi lesquelles certaines écoles, marchés et lieux publics, tout a été oublié : plus de kit de lavage.

Le contrôle qui doit également se faire au niveau des entrées de la ville est de plus en plus ignoré, vu que plusieurs passagers aux ports échappent au lavage des mains et au prélèvement de la température.

Certaines opinions appellent les gouvernants à renforcer, en cette période, les mesures de prévention dans les institutions publiques et aux différents points d’entrée de la ville car disent-t-elles, vaut mieux prévenir que guérir.

Museza Cikuru

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