
La cellule de communication du gouvernorat du Sud-Kivu accuse la Nouvelle Dynamique de la Société Civile d’avoir franchi la ligne rouge en accusant le gouverneur du Sud-Kivu de n’avoir pas porté assistance aux victimes des dernières démolitions de Mbobero.
La réponse musclée est venue du coordonateur de la cellule de communication du gouvernorat du Sud-Kivu cet après midi de ce Jeudi 19 avril dans un message publié sur les réseaux sociaux. Il accuse par ailleurs le président de la NDSCI de populisme.
« Je sais que tu ne laisse jamais filer une occasion pour jeter l’opprobre sur ton meilleur ami (comme tu me le dis souvent) , Claude NYAMUGABO mais cette fois- ci laisse- moi te dire que tu as franchi la ligne rouge voulant par tes écrits l’opposer à sa population de Mbobero, ses futurs électeurs. Les Bukaviens te connaissent comme une égérie d’un activisme zélé. Tu es devenu le parfait exemple du populisme qui surf sur les peurs, les souffrances et les colères pour des projets de casse sociale. Avec des idées parfois détestables, je te vois entrain de développer une dimension peu enviable du discours politique qui s’appelle “la médisance” qui colle bien à la fonction tribunitienne qui est la tienne. Ni Norbert BASENGEZI KATINTIMA encore moins Claude NYAMUGABO ne mérite un tel traitement de ta part allant jusqu’à ameuter la foule contre eux » dit Désiré Kyakwima dans ce message.
Se refusant d’entrer dans le fond du dossier qu’il dit ne pas connaître, le coordonateur de la cellule de Communication du gouvernorat du Sud-Kivu pense donc que la NDSCI se trompe de cible.
« Le Gouverneur de province n’a que 5 mois à la tête du Sud-Kivu et le voilà déjà reproché de ne pas défendre les habitants de Mbobero. …ses futurs électeurs ! Qu’est – ce à dire? Que le Gouverneur intervienne dans un dossier pour lequel les cours et tribunaux ont déjà rendu leurs arrêts ou jugements. Si tu lui accordais une atome d’importance, tu lui demanderais de se tenir bien loin de ce dossier » dit Kyakwima dans ce qu’il qualifie de Conseil au président de la NDSCI.
« La NDSCI et ses admirateurs feraient mieux de ne pas s’agiter outre mesure en menant tout honnêtement leur plaidoyer en faveur des gens qu’il estime avoir été dépossédés de “leurs terres” et non faire feu de tout bois au point de mener une lutte à fleur de peau » conclut Kyakwima.
Pour rappel, les forces vives et sociales du Sud-Kivu, en tête desquelles la Nouvelle Dynamique de la Société civile, NDSCI, ont lancé ce mercredi 18 avril 2018 la campagne « Tukinge Mbobero » ou « Protégeons Mbobero » pour s’opposer à toute nouvelle démolition des maisons dans ce village situé à quelques Kilomètres de la ville de Bukavu et en proie à un conflit entre certains habitants et Joseph Kabila.
Les premières démolitions sont intervenues le 30 janvier 2016 sous Marcellin CISHAMBO alors gouverneur. Lors de ces premières démolitions, 47 maisons ont été détruites par des éléments de la Police Nationale Congolaise et des FARDC (Police militaire et garde républicaine).
Les secondes démolitions sont intervenues deux ans plus tard soit en février 2018 et là la nouvelle dynamique de la société civile parle de 217 maisons réduites en ruine, près de 2500 personnes, dont des femmes enceintes, des enfants et des personnes de troisième âge « abandonnés à leurs tristes sorts et à la merci de toutes les intempéries ».
Pour cette structure, ces démolitions sont intempestives et illégales.






