Le panel des Experts de la société civile en RDC demande aux politiques et autres acteurs de ne pas politiser le dossier de la concession de Mbobero disputée entre le président Joseph Kabila et des centaines d’habitants de Mbobero en territoire de Kabare. Elle plaide par ailleurs, à une solution humanitaire en comptant sur la voie de la négociation.
Au cours d’un point de presse tenu ce mercredi 9 Mai 2018, la coordination provinciale du Panel des Experts de la société civile préfère suivre la voie des notables engagés dans ce dossier par la négociation et non la confrontation.
L’organisation note qu’il est encore possible de trouver une solution entre congolais sans passer par la confrontation tel que c’est visible actuellement dans ce dossier brulant de la province.
« Cependant, la douleur des victimes ne devrait pas servir d’aubaine aux fanatiques et autres partisans des polémiques au risque de gâcher les efforts des sages de notre province qui œuvrent pour une solution juste, équitable et durable. La paix étant denrée rare et dont le Sud-Kivu a payé le prix, nous exhortons les uns et les autres à ne pas tomber dans les manipulations des extrémistes de tout bord au risque de gâcher les chances de réussite pour une solution pacifique et humanitaire », a dit Déo Dyalunda, son coordonateur provincial devant quelques membres.
L’organisation demande par ailleurs à l’acheteur, le président de la République et d’agir « en père de la Nation » pour une solution humanitaire en faveur des victimes en détresse « qui sont aussi ses enfants ».
Elle recommande aussi au gouvernement provincial d’encourager le dialogue entre acteurs impliqués dans la recherche de la solution pacifique et définir des stratégies efficaces de sécurisation foncière de ses administrés.
Rappelons que Joseph Kabila et les habitants de Mbobero sont en conflit foncier depuis plusieurs années. Toutes les parties affirment détenir les titres leur permettant de disposer de leur terre. Plusieurs démolitions en faveur de Joseph Kabila ont déjà eu lieu laissant des centaines des familles à la belle étoile. Les autres démolitions annoncées à la fin du mois d’Avril dernier n’ont pas eu lieu et les parties prenantes tentent de trouver une solution dans un dossier qui passionne les esprits en province.
Florence Ashuza
Articles similaires






