Dossier Mbobero: la NDSCI salue « la sortie courageuse » de Katintima et maintient la pression pour que « Justice soit faite » – La PrunelleRDC.info

La nouvelle Dynamique de la Société Civile en RDC n’a pas tardé à réagir après la sortie du vice-président actuel de la Commission Électorale Nationale Indépendante et cité comme l’un des acteurs clés dans ce dossier.

Cette structure qui a particulièrement suivi ce dossier avec plusieurs des mouvements citoyens  comme la Lucha, salue cette « sortie courageuse » de Norbert Katintima.

La NDSCI note des convergences dans les écrits de Katintima avec tout ce qu’elle a toujours soutenu.

Pour la NDSCI, Katintima reconnait que la concession est à problème, il reconnait qu’il y a une partie qui ne devait pas revenir au chef de l’État, et note que sur les documents annexés sur sa communication, la superficie évoquée par Katintima est différente de celle évoquée par le Mwami de Kabare.

 « Aux premières vues, il ressort que ce que nous avons toujours dit, à savoir qu’il y a un véritable problème à Mbobero et que c’est l’arbitraire qui a tout CO duit jusqu’à présent se confirme. En parlant de 6 à 8 hectares querelleux, il est notoirement reconnu que des simples citoyens ont été bel et bien injustement déguerpis et leurs bâtisses démolies. Un autre constat majeur : pour bien s’attirer la sympathie du Chef de l’État, plusieurs autorités provinciales, notamment les anciens Gouverneurs Muderhwa, Cishambo et certaines autorités provinciales actuelles, dont l’éternelle ministre des affaires foncières Adolphine Muley ont fait preuve d’excès de zèle en donnant au Président de la République ce qui ne devrait pas lui revenir en principe. Et c’est sont ces gens qui sont à la base du sinistre que nous vivons aujourd’hui à Mbobero » note le président national de la NDSCI, Jean Chrysostome Kijana, qui s’est confié en exclusivité à Laprunellerdc.info

Pour la Ndsci, on persiste et on signe : c’est la raison du plus fort qui se vit à Mbobero. Le Président Kabila use de sa position pour se rendre justice, dit-on.

La structure dit réaffirmer son engagement à poursuivre ce combat « jusqu’au triomphe total de la vérité et de la justice ».

Elle dit fustiger et condamner toutes ces menaces dont sont victimes ses animateurs, dont son Président National, ainsi que l’équipe de réalisation du documentaire qui décrie les violations de droits de l’homme à Mbobero/

Elle en appelle par ailleurs  à une solution durable et souhaite voir une commission spéciale être constituée en vue de régler ce problème.

« Face à tous ces problèmes, le temps est venu de trouver des solutions durables à cette crise créé par le trop de zèle de certains responsables et qui n’a que trop durer parce que tous évitent de dire les vérités autour de ce sujet. Suite à leur imprudence et excès de zèle l’image du Président de la République restera à jamais ternie. Nous réitérons notre demande ardente de voir une commission indépendante de géomètres de la présidence et de ceux des habitants de Mbobero et ceux de la société civile être mise en place pour la reconstitution des limites et établissement des responsabilités des uns et des autres. Et pour y arriver, les uns et les autres devraient abandonner leur passion pour Mbobero pour se laisser guider que par le souci de la vérité et de la justice. Ceci est inadmissible. Qu’il se ressaisisse en revenant à des sentiments humains. Pour qu’une raison au monde, il ne pouvait réagir comme c’est le cas actuellement. Démolir des maisons des simples et pauvres paysans, y compris un hôpital relève d’un crime contre l’humanité. L’heure n’est plus aux menaces, plutôt celle de la recherche des solutions idoines et durables » plaide Jean Chrysostome Kijana à Laprunellerdc.info.

Dans une longue explication écrite, l’actuel vice-président de la CENI, très cité comme l’un des commissaires dans le dossier de la concession Hongo de Mbobero, dédouane totalement le chef de l’État Joseph Kabila, qui selon lui, a  bénéficié “d’un bail emphytéotique” mais a refusé de rester dans cette situation en décidant d’acheter  aussi auprès de Monsieur Mihigo avec un montant de plus ou moins 300.000 dollars américains.

A lire aussi: http://www.laprunellerdc.info/2018/07/22/sud-kivu-cite-dans-le-dossier-mbobero-norbert-katintima-livre-ses-verites/

Il dit aussi s’étonner qu’un dossier qui n’impliquait que 8 personnes prenne l’ampleur actuelle. A la fin, Katintima propose des pistes de solution pour espérer ramener la paix et la quiétude dans cette région disputée entre le président Kabila et plusieurs habitants.

Une situation qui a conduit à plusieurs menaces contre des journalistes et des responsables de la NDSCI qui vivent aujourd’hui en clandestinité.

Esther Kanga

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