La plateforme politique « Ensemble », membre de Lamuka et qui a Moïse à la tête est optimiste quant à l’avènement d’un état de droit au Congo à travers la décision de la Cour de Cassation. Cette plateforme réagit trois jours après la décision de la Cour de Cassation qui a annulé le jugement qui portait la condamnation pour trois ans de prison ferme et paiement d’un million des dollars des dommages et intérêts contre monsieur Moïse Katumbi, son autorité morale, lequel jugement reposait sur une affaire immobilière depuis 2016.
«Ensemble » salut la décision et pense que la cour de cassation vient corriger une injustice manifeste.
«Cette décision de la cour de cassation vient corriger une injustice manifeste et rétablir un citoyen congolais dans ses droits élémentaires, cette décision de justice est une bonne nouvelle pour l’État de droit si durement éprouvé ces dernières années en RDC», lit-on.
Pour « Ensemble », depuis 2006, c’est la première fois que la justice est indépendante et n’a subi ni pression ni injonction de qui que ce soit, ce qui est pour cette plateforme de Moïse un acte louable.
«Pour la première fois depuis 2006, le président de la République s’est abstenu d’interférer dans une affaire qui relève de la justice, c’est une attitude louable à encourager pour la promotion d’une démocratie digne de ce nom et la création d’un environnement favorable aux investissements.»
Il remercie en outre tous ceux qui se sont bâtis pour le rétablissement de cet Etat de droit.
Pour rappel, La Cour de Cassation de la République Démocratique du Congo a annulé vendredi 19 avril la décision de la condamnation de l’ancien Gouverneur de l’ex Katanga à trois ans de prison.
La décision a été rendue lors d’une audience tenue le 17 avril dernier et rendue publique par le président de la Cour, le magistrat Mukengule Muderhwa.
La Cour annule ainsi le jugement rendu par le tribunal de paix de Lubumbashi : « La cour de cassation, siégeant en matière de prise à partie (…) annule le jugement RP 7652 rendu le 21 juin 2016 par le tribunal de paix de Lubumbashi/Kamalondo », peut-on lire sur la décision.
Moïse Katumbi avait été condamné le 22 juin 2016 à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière. Le jugement avait été rendu par un tribunal de paix de Lubumbashi qui avait donné raison à un ressortissant grec accusant l’ancien Gouverneur du Katanga de faux et usage de faux pour l’acquisition d’un immeuble dont le plaignant estimait qu’il devait lui revenir en héritage.
Jean-Luc M.
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