On le voit qui s’amuse aux cotés de ce public qu’il est, dit-il en train de découvrir.
C’est dans le cadre d’une activité organisée par SOS IJM célébrant la journée internationale des droits de la femme que l’auteur du spectacle « les enfants sucrés » a été invité pour arracher le rire à ces femmes du village de Kabare dans un partage sur le droit de la femme et le respect de cette dernière.
On aura retenu de cette prestation de Joyeux, la demande qu’il a faite à tous les hommes qui tapent leurs femmes d’acheter une vache ou un tambour chacun selon ses moyens pour que chaque fois qu’il aura envie de taper sur sa femme il tape sur son tambour ou sur sa vache.
Et puisque on ne peut taper que sur un animal; Tout homme qui tape sur une femme serait traité de justesse comme un animal, c’est-à-dire sans respect et avec mépris.
Comment arrive-t-il à faire rire hommes et femmes sur un sujet qui frappe dans un milieu comme celui-ci où comme dans plusieurs villages au Congo les coutumes (rétrogrades) l’emportent sur (l’ignorance de) la loi!?
Joyeux Bin Kabodjo en spectacle devant un public exceptionnel à Cirunga Kabare
Cet humoriste connu pour ses prestations en Français essaye donc aujourd’hui pour une deuxième fois après son passage à la fondation Panzi, une prestation dans sa langue maternelle (le mashi) qu’il parle à peine, ainsi que son swahili.
Bin Kabodjo Joyeux est fier d’ajouter à ses prestations à l’international cette prestation dans une zone rurale et remercie SOS IJM à travers son coordinateur Me Justin Bahirwe de lui avoir donné l’occasion de rencontrer cet excellent public.
En attendant, le rendez-vous du 7 avril à 14 heures reste maintenu au collège Alfajiri de Bukavu pour le spectacle « Les Enfants sucrés ». « Les enfants sucrés » relate en humour, les ridicules de la réalité du décalage éducationnel entre enfances selon les temps et les saisons, et bien-sûr selon l’espace, dit Bin Kabodjo.






