Crise à l’ISP/Bukavu: devant des étudiants « faiseurs des rois », l’administrateur de budget jette l’éponge – La PrunelleRDC.info

L’administrateur du Budget de l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu (ISP) a démissionné de poste depuis le 2 mai dernier.

Dans une correspondance adressée au Ministère National de l’Enseignement Supérieur et Universitaire de la RDC, ce membre du comité de gestion dénonce «situation macabre » prévalant dans cette institution et qui l’empêche d’exercer correctement ses fonctions.

Dans sa correspondance, le Professeur  Théo Muhasanya  Bil’umbele rappelle les conditions de la nomination de ce nouveau comité de gestion, à la suite des troubles qui s’étaient succédé dans cette institution.

« Le mal étant très profondément ancré, je refuse de continuer à me faire humilier et vous prie d’accepter ma démission. Il y a, peut-être, dans la République Démocratique du Congo, des cadres plus compétents que moi dans l’administration du Budget », conclut-il dans sa lettre de démission.

Un ras-le-bol d’un enseignant qui dit avoir travaillé avec ses collègues sur un terrain «rocailleux où des étudiants, certainement manipulés par des ficelles occultes à dominantes tribales et politiques, se comportaient curieusement comme des faiseurs des rois».

«Nous avons donné le meilleur de nous-mêmes, avec pour devise « la paix sociale », dans ce contexte d’arrogance et d’insoumission, étant plusieurs fois obligés de faire contre mauvaise fortune bon coeur. » écrit-il.

Le professeur raconte que ce vent de contestation de certains étudiants n’est arrivé qu’en février 2019 quand ils ont débuté à revendiquer le paiement des frais académiques au taux de 920 francs congolais, alors que les 5 premiers mois se sont écoulés sans casse.

«La situation est devenue apocalyptique. La session de février a été réalisée sous une pression sans précédent, le budget étant divisé par deux. Le fonds était, par conséquent, devenu indisponible, parce que 53 % des frais académiques couvraient désormais la totalité du budget prévu initialement pour l’année académique 2018-2019. Aux mois de mars et d’avril, des activités de sensibilisation, des tractations et des négociations avaient été faites pour amener les étudiants à consentir le paiement des frais supplémentaires d’appui, aux enseignants de sacrifier la prime locale de septembre 2019 et au Comité de Gestion d’arrêter des mesures d’austérité pour sauver une année à la dérive. Des réunions avec les différentes composantes de l’ISP/Bukavu (les enseignants des corps académique et scientifique, les membres du personnel administratif, technique et ouvrier, les représentants des étudiants à tous les niveaux) ont été organisées, le tout culminant à la tenue, le 08 avril 2019, du Conseil de l’Institut. Cet organe suprême, après avoir entendu les uns et les autres, avait pris des décisions minimales réalistes opposables à tous, étudiants et même membres du Comité de Gestion», explique-t-il.

Ce professeur dénonce par la même occasion la léthargie des services de sécurité qui tardent à rétablir l’ordre dans cette institution d’enseignement supérieur malgré la casse causée par ces étudiants. Il s’étonne que ce soit au Conseil de l’Institut qu’on demande de se plier à chaque fois aux caprices des étudiants.

«Je m’interdis de relater la suite. Mais je constate que des pesanteurs insolites ont fait que certains étudiants ont rejeté ces décisions et perpétré la casse, sans que nous soyons à mesure d’arrêter la folie débordante ni de nous faire respecter. De plus, comme les services de sécurité ne peuvent pas intervenir, en dépit d’incessants troubles de l’ordre public, au nom de je ne sais quel principe politique, on veut que le Conseil de l’Institut se compromette et plie à la pression des étudiants”, dit-il.

Une grogne s’observe depuis le début la fin du mois de Janvier 2019 à l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu (ISP). Certains étudiants manifestent contre le paiement des frais académiques au taux de 920 francs congolais au lieu du taux actuel.

Malgré le compromis trouvé pour reprendre les cours, les troubles se sont intensifiés amenant les enseignants à déclencher un mouvement de grève jusqu’aujourd’hui.

Il y a quelques jours, certains étudiants qui avaient barricadé la route se sont affrontés aux conducteurs des motos. Le bilan fait état d’un motard mort dans ces échauffourées, selon les responsables de ces transporteurs.

Pourtant, dans une correspondance, plusieurs centaines d’étudiants appellent à la reprise des cours dans leur institution et se désolidarisent d’avec ceux qui entretiennent ce climat.

A Bukavu, plusieurs craignent une instrumentalisation politique et/ou tribale pout tenter d’avoir le contrôle de l’institution.

Jean-Luc M.

Le mouvement NON a été initié par le Professeur Gustave Mushagalusa Nachigera, recteur de l’Université Evangélique en Afrique et l’asbl COCORICO, une organisation qui a pour mission, l’éveil des consciences et la promotion des talents.

Selon les organisateurs, le mouvement NON a été lancé dans le but d’appeler à un engagement plus large et plus solide contre les non valeurs en renonçant à celles-ci et en les dénonçant.

Ce mouvement vise surtout à sensibiliser, à appeler les différentes couches de la population congolaise à un engagement contre les multiples antivaleurs qui ruinent la société.

«à travers le mouvement NON, les enseignants, les élèves, les artistes, les jeunes des différents horizons s’engagent à lutter contre les antivaleurs dans la ville de Bukavu et bientôt partout en RDC. Le changement souffle déjà. Bientôt les gens, dans tous les secteurs de la vie nationale, vont s’engager dans la lutte car, c’est le moment ou jamais» indiquent-ils

A en croire notre source, ce mouvement va toucher les chauffeurs, les motards, les policiers, les politiciens, les enseignants, les journalistes, les médecins, les élèves, les étudiants, les commerçants, les usagers de la route, bref, toute la communauté dans sa diversité.

«dire NON, c’est dire non aux antivaleurs, non au trafic d’influence, non la corruption, non au clanisme, au tribalisme, au régionalisme et à toutes les formes de discrimination, non à ces fléaux qui gangrènent notre pays et freinent son développement» poursuit-il

Le Mouvement NON est donc un mouvement de lutte contre les anti valeurs.

Un mouvement qui regroupe des hommes et des femmes du monde entier, unis par les idéaux du changement et qui rêvent d’un Congo, d’une Afrique et d’un monde meilleur et plus beau qu’avant.

Les organisateurs appellent donc toute la population à adhérer massivement à ce mouvement.

«Entrez en contact avec nous et rendez encore plus réelle et plus forte cette lutte téléphone/Whatsapp : (+243) 896340495, cocoricoasbl@gmail.com, Cocorico Drc, Mouvement NON»

Jean-Luc M.

OC Muungano au stade de l’Unité de Goma (2018) Ph. Tiers

La troisième journée de Vodacom Ligue2 en RD Congo s’est poursuivie ce jeudi 26 septembre 2019 au stade de l’Unité d’ Uvira dans le Sud-Kivu. Une rencontre était au programme dans ce stade, et a vu les corbeaux du FC Vivi s’affronter aux Shalalilés de l’OC Muungano.

Pour ce choc de la journée, les corbeaux du FC Vivi ont cette fois été tenus en échec par les Shalalilés (0-0), après les deux succès de suite pour les champions du Sud-Kivu en titre (FC Vivi) depuis le début du championnat.

Dans cette rencontre,  les visiteurs (OC Muungano) étaient toujours derrière une première victoire de la compétition  pour se relancer, alors que les locaux eux (FC Vivi), cherchaient à conserver leur première place mise sous pression par les équipes du Nord-Kivu, et autres concurrents d’autres provinces dans ce championnat.

Dans cette rencontre Muungano a terminé le match à 10 contre 11 après l’exclusion à la 88e minute de son capitaine Mukamba Badido, après avoir accumulé deux cartons jaunes dans cette rencontre.

Ce match nul de la soirée donne plus d’avantage aux corbeaux d’ Uvira qui suite à ce Résultat devront se contenter de garder la première place avec 7 points pour trois matchs déjà livrés. A ce moment là, les Shalalilés restent loin derrière avec 2 points enregistrés en trois sorties.

Pour cette même compétition, il y a eu match ce jeudi à Goma :

A 13h30, le Daring Club Virunga s’est offert le FC Kasindi par le score de 2-0, dans un match en retard de la deuxième journée, et à 15h30, pour cette même occasion, les Verts et Noirs de l’ AS Kabasha  ont prouvé leur suprématie en surclassant l’ AC Capaco de Beni (2-0).

Avec ces victoires, les deux Cadors de Goma (Virunga et Kabasha) totalisent à leur tour 6 points et s’approchent de la tête du classement. ces derniers semblent  déjà rivaliser entre-eux à distance avec des résultats similaires : (victoire 2-1 pour chacun à la première journée, puis 2-0 pour les deux équipes lors de la seconde journée).

Notons que pour la quatrième journée, l’OC Muungano accueillera à Bukavu l’équipe de Cadev du Maniema, match prévu pour le 29 septembre 2019, alors que les corbeaux de Vivi devront attendre un peu pus tard pour voyager à Kisangani en date du 13 octobre prochain, pour affronter le CS Makiso.

Eric Shukrani

Le Gouverneur ad intérim du Sud-Kivu inaugurant l’ascenseur de l’hôtel Panorama de Bukavu.

Ça se passe dans la ville de Bukavu. Le Vice-Gouverneur et Gouverneur intérimaire du Sud-Kivu a inauguré l’ascenseur de l’hôtel Panorama de Bukavu.

La cérémonie a eu lieu ce mercredi 25 septembre 2019 en présence de plusieurs invités.

Selon La RTNK captée ce mercredi soir, Marc Malago Kashekere s’est réjoui de l’investissement fait par un fils de la province dans son milieu.

«Vulgariser à l’extérieur et dites à vos amis que Bukavu a quelque part où on peut les accueillir» a dit le Gouverneur après la coupure du ruban.

Tollé à Bukavu

Cette inauguration a suscité des vives réactions dans l’opinion publique au Sud-Kivu. Acteurs sociaux et/ou politiques se sont plaints de l’attitude du Gouverneur qui « qui laisse le bureau pour inaugurer des ascenseurs d’un hôtel qui existe depuis 2014».

«Il y a des choses qui sont parfois ridicules. Comment un Gouverneur peut quitter le bureau avec plusieurs dossiers de la province qui l’attendent et se permettre d’aller inaugurer l’ascenseur d’un hôtel ? Est-ce qu’il comprend le sens même de sa fonction? », se demande un acteur social sur le réseau social Whatsapp.

C’est en tout cas l’étonnement devant une action qui fait plutôt rire plusieurs citoyens.

 «Inauguration de l’ascenseur…quelle est cette cérémonie? Les conseillers qui sont ici, svp, mais essayez quand même de conseiller vos chefs. Le jour où on les invitera à inaugurer une piscine ou un salon vous allez les laisser faire?» s’interroge une internaute.

«Nous venons d’inaugurer le tout premier ascenseur dans la ville de Bukavu. Venez vivre l’évolution de la modernité à l’hôtel Panorama!» s’exclame un autre internaute sous un ton railleur.

Visiblement, c’est un geste qui n’a pas reçu l’assentiment de plusieurs Bukaviens qui estiment qu’il y a plus à faire pour un Gouverneur que d’aller inaugurer un ascenseur d’un hôtel alors que la grogne s’observe dans plusieurs secteurs de la vie en province.

Jean-Luc M.

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