
Un leadership nouveau qui transcende les clivages politiciens classiques. En France, La République en marche a bouleversé l’échiquier politique et l’Establishment. Sa percée et son approche en matière de gouvernance pourraient servir de source d’inspiration pour les Congolais en quête d’un souffle nouveau et d’une nouvelle vision pour leur pays.
L’enthousiasme et la détermination des Congolais de la diaspora à changer leur pays a récemment donné naissance à un large mouvement citoyen organisé autour du Dr Mukwege. Cette alliance scellée entre diverses organisations a pour but de porter haut « la révolution morale » chère au Dr Mukwege comme une nouvelle vision pour un changement en profondeur de la société congolaise au-delà des projets de société classiques.
Lors des nombreuses rencontres avec diverses organisations congolaises, ainsi que les journalistes au Congo et dans la diaspora, le Dr Mukwege a rappelé, martelé le fait qu’il n’est pas un politicien. Cependant, en tant que citoyen aux prises avec les réalités de terrain, témoin de la misère dans laquelle croupit le peuple congolais, il ne peut se soustraire des responsabilités d’éclaireur qui lui sont confiées. Il veut que les choses changent positivement dans son pays et c’est en homme d’Etat qu’il prend la mesure des attentes de son peuple.
Pédagogue, il est conscient que cette « révolution morale » qu’il prêche, révolution qui veut mettre l’humain et les valeurs immatérielles au centre du projet collectif qu’il incarne nécessitera un travail éducatif de fond. Mais, « médecin du peuple », il connait ses compatriotes. Il vit et partage l’aspiration au changement qui enflamme les siens ; de la vielle femme du village au professeur d’université.
Dans un monde qui vit à crédit depuis le 2 août dernier, un monde incertain, jalonné des crises économiques à répétition, en homme averti et fin stratège, il sait qu’une fois de plus le monde en pénurie des ressources ne manquera pas de tourner les yeux vers la RD Congo, son pays. Un pays qui regorge des fabuleuses ressources minières, agricoles, forestières, halieutiques, hydriques, touristiques…
Par le passé ce pays avait porté et soutenu la révolution industrielle de l’Occident en fournissant le caoutchouc nécessaire à la fabrication des pneus. C’est également lui qui avait fourni aux Etats-Unis l’uranium nécessaire utilisé dans la fabrication de la bombe atomique lancée sur Hiroshima et Nagasaki pendant la seconde guerre mondiale. Des bombes qui avaient permis de mettre fin à la guerre.
Aujourd’hui, dans la révolution électronique que nous connaissons, c’est encore le Congo qui fournit l’essentiel du tantale et d’autres minerais stratégiques utilisés notamment dans la fabrication de nos ordinateurs et de nos téléphones.
A tous ces rendez-vous avec le progrès technique et industriel, les congolais ont malheureusement toujours répondu absents. Contrairement aux autres pays qui ont tiré des grands profits de leurs ressources, les Congolais sont toujours restés au même faible niveau économique. Et, avec la mauvaise gouvernance érigée en système de gestion du pays depuis des décennies, leur niveau de vie s’est drastiquement détérioré.
Leader soucieux du bien-être des siens, le Dr Mukwege avertit ses compatriotes que dans le nouveau monde qui se dessine devant nos yeux, lors de la prochaine révolution industrielle qui solliciterait les ressources naturelles de leur pays, il est important que cette fois-ci la population congolaise tire son épingle du jeu en établissant une coopération win-win avec ses partenaires. Seule une telle démarche proactive et positive sonnerait le glas de la « malédiction des ressources » qui fait du Congo un des pays potentiellement le plus riche du monde, mais avec paradoxalement la population la plus pauvre du monde.
C’est donc fondamentalement cette vision et cet appel à la promotion d’une coopération future gagnant-gagnant entre le Congo et ses partenaires que le Dr Mukwege a portés à la première session du « Global positive Forum » organisé par Jacques Attali.
Puisque, comme a dit Sénèque « nul vent n’est favorable à celui qui ne sait pas où il va », c’est clair qu’à l’instar du Global positive Forum de Jacques Attali, la République en marche du Président Macron, qui explorent les sentiers du futur, le Dr Mukwege veut emboîter le pas à ces visionnaires. Il ne veut pas que son pays et son peuple restent à la traîne. En faisant les choses autrement, il veut les inscrire dans une véritable dynamique de progrès, susceptible de contribuer à rendre enfin aux Congolais leur dignité.
La Rédaction






