Me Geor
Maitre Georges Usongela estime que la cour constitutionnelle a fait une interprétation erronée de la constitution, en accordant au président Joseph Kabila la possibilité de jouir de l’intégralité de son pouvoir, jusqu’à l’occurrence des nouvelles élections. Au cours de la conférence des intellectuels tenue ce lundi 6 août 2018, et dont il était l’un des intervenants, Georges Musongela a esquissé la subjectivité qui a entaché cette action de la haute instance judiciaire avant le terme du mandat légitime de l’actuel homme fort de Kinshasa.
De l’intangibilité des dispositions constitutionnelles, le débat reste accru entre les partisans et les antagonistes du déverrouillage des articles imperméables de la constitution. Ce qui allume même la polémique autour de l’éligibilité, ou la pérennisation de Joseph Kabila à la tête du pays.
Pour monsieur Georges Musongela, Joseph Kabila ne mérite plus de présider à la destinée de la nation congolaise, en dépit de son maintien, conformément à l’arrêt de la cour constitutionnelle. Du point de vu de ce juriste, les juges de la cour constitutionnelle ont péché dans leur interprétation, en se penchant irrationnellement vers le camp du président Joseph Kabila.
Alors que la disposition de l’article 70 reconnait au président en exercice le droit de garder son fauteuil jusqu’à l’installation de son successeur, maître Musongela insinue que la compréhension de la cour constitutionnelle s’est éloigné de la logique originale de cette disposition, et est susceptible de consacrer la présidence à vie.
«Par cet arrêt les juges de la cour constitutionnelle ont réécrit la disposition de l’article 70 de la constitution », a-t-il estimé !
Il constate par ailleurs que grammaticalement, l’arrêt de la cour ne rencontre pas l’esprit de dudit article. Au lieu de maintenir qu’à la fin de son mandat, le président république reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau élu, les juges modifient le sens de la disposition, signifiant qu’à la fin de son mandat, « le président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau président à élire », s’est étonné maitre Georges Musongela.
A l’image d’autres intellectuels, s’inscrivant dans la logique de la transition sans Kabila, le panel des intellectuels lanceurs d’alerte a tenu ce lundi 6 Août, une conférence portant sur la responsabilité de l’intellectuel congolais devant le tribunal de l’histoire.
Au terme de ces assisses, des centaines des participants ont procédé à la signature du manifeste des intellectuels congolais, s’opposant au maintien de Joseph Kabila au pouvoir.






