Condamnation Koko di Koko: la société civile de Kabikokole satisfaite, attend vivement l’indemnisation des victimes – La PrunelleRDC.info

Koko di Koko attendant son sort devant la Cour militaire. Ph. Laprunellerdc.info

A peine le verdict du Tribunal militaire de Bukavu contre le chef rebelle Masudi alias Koko di Koko le condamnant à perpétuité et de 15 à 20 ans de deux de ses coaccusés, les réactions fusent de partout.

Après les réactions des plusieurs organisations des droits humains, la société civile de Kabikokole, à travers son président, joint au téléphone par Laprunellerdc.info se dit aussi satisfaite du jugement pris par le tribunal militaire et attend vivement l’indemnisation des victimes tel que cela a été dit dans le verdict.

«Nous sommes très contents de voir qu’enfin Koko di Koko a été jugé. C’est une grande satisfaction pour nous et pour toutes les victimes de Kabikokole étant donné tout ce qu’il nous avait fait. Nous attendons surtout que l’État congolais indemnise toutes les victimes comme cela lui a été demandé dans le verdict rendu,» dit Mukamba ,président de la société civile de Kabikokole

Pour la société civile de Kabikokole, c’est un message fort pour tous les autres rebelles qui sont encore dans la brousse et qui continuent à insécuriser et tracasser les habitants. Elle demande que le gouvernement, à travers les FARDC, continue la traque de tous les rebelles pour qu’enfin la paix revienne chez eux.

«Nous voulons que le gouvernement poursuive tout ceux qui sont encore dans la brousse car ils continuent à tracasser la population. Nous voulons aussi que le gouvernement nous remette tout ce que nous avions perdu. Ces maïmaï avaient détruit notre hôpital, que le gouvernement nous le construise,» dit Wabiwa, une habitante jointe aussi au téléphone par Laprunellerdc.info.

Pour rappel, le  chef rebelle Raïa Mutomboki  a été condamné à perpétuité et deux de ses coaccusés à 15 à 20 ans de servitude pénale. 

L’État congolais a aussi été condamné à indemniser toutes les 300 et plus des victimes pour avoir failli à sa mission de sécuriser ses habitants.

Signalons aussi qu’en février 2018, le chef milicien Koko di Koko a fait incursion dans le village Kabikokole après avoir coupé le pont en liane qui relie ce village à d’autres.

Devant une population impuissante, dans une totale absence de l’État, les femmes ont été violées en masse. Une soixantaine des femmes s’étaient faites identifiées pour une prise en charge médicale.

Après ces actes inciviques, ces miliciens avaient détruit le centre de santé du village et amené en captivité une dizaine d’habitants dont un infirmier de ce village.

Pour beaucoup, l’issu de ce procès démontre bien que le temps de l’impunité est révolu. 

Jean-Luc M

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