Burundi : les écolières arrêtées pour avoir griffonné sur l’image de Nkurunziza libérées

Des écolières arrêtées pour avoir griffonné sur l’image de Nkurunziza ont été libérées.

Leur libération a été annoncée lors du déplacement d’Aimée Laurentine Kanyana ministre burundaise de la justice à la Cour d’appel de Ndahangwa dans la zone urbaine de Ngagara ce mercredi 27 mars.

Consolante, Denise et Micheline étaient les dernières encore détenues d’un groupe de sept enfants arrêtés au début du mois dans la province de Kirundo, dans le nord-est du Burundi, à quelque 200 kilomètres de la capitale Bujumbura avant d’être transférée à Ngozi ville natale du président Burundais.

Elles étaient accusées d’avoir insulté le président Pierre Nkurunzinza en défigurant son image dans leurs manuels scolaire.  Le tribunal régional de Kirundo avait alors décidé d’ouvrir un procès contre elles.

Leur arrestation avait provoqué un tollé international et avait donné lieu à une campagne en ligne sur les réseaux sociaux autour du hastag #freeourgirls.

Le directeur de Human Rights watch en Afrique central Lewis Mudge s’était désolé en disant « qu’avec autant de crimes commis au Burundi, il est tragique que ce soit des enfants qui soient poursuivis pour des gribouillis inoffensifs ».

« Les autorités devraient s’efforcer de demander des comptes aux auteurs de violations graves des droits au lieu d’emprisonner des écoliers pour des gribouillis » avait-il déclaré.

La ministre a rappelée aux enfants de respecter les autorités en disant que « la prochaine fois, la justice réprimera de tels comportements ».

Thomas Uzima

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