
« la division de l’urbanisme et habitat dit non à l’ingérence de ses attributions de gestion des immeuble de l’état »; « nous demandons la libération du CD /habitat enfermé dans la maison n° 3 sur avenue Kalehe, action faite par le PG « ; »nous disons non à la séquestration du chef de division de l’habitat par le procureur générale ou encore « faisons respecter la loi », tels sont les messages qu’on pouvait lire sur les banderoles que portaient les agents de la division de l’habitat pour revendiquer la libération de leur chef.
Selon l’un de ses agents, cette maison serait vendue à 200 000 par la complicité de deux officiels des cours et tribunaux dont le procureur général près la cour d’appel de Bukavu ainsi que le procureur de la république.
Luc Mushi, chef de bureau à la division de l’habitat affirme que cette maison était occupait par le procureur de la république qui a déménagé ce 03 septembre 2017.
« Le procureur de la république du parquet de grande instance de BUKAVU a quitté la maison avant-hier, la clé était déjà à notre bureau. Le chef de division de l’habitat qui vivait à Bagira est venu habiter dans la maison hier et à notre grande surprise nous avons vue de policiers venir le déguerpir de force. il leur a dit que la gestion des biens privés de l’Etat sont dans ses attributions et il ne revient pas au procureur général de lui chasser dans cette maison. Quand il a refusé de sortir on lui a enfermé avec un cadenas .Ils sont séquestrés là depuis hier, lui et sa famille. Moi-même j’y ai passé la nuit parce qu’on nous y a enfermé », dénonce Luc Mushi.
Mais pour le procureur général, Likoko Libiki Bangala, cette maison appartient bel et bien à un magistrat et le chef de division ne peut pas l’occuper. Pour lui, il n’y a même pas un problème ni de séquestration.
« C’est lui qui est en train de nous outrager mais nous on ne veut pas procéder aux arrestations c’est ridicule. On a constaté que le procureur de la république, c’est un fausseur, nous avons ouvert un dossier et il est parti, il fuit le samedi et le lundi sa famille quitte et je loge dans cette maison deux substituts du procureur général qui était à l’hôtel et lui-même s’attribue cette maison que nous avons réhabilité et dans laquelle on a logé le procureur de la République. Il s’entête et il amène des agents de sa division, c’est ridicule, vraiment ridicule, ridicule ridicule ! »
Et de poursuivre : « on a suspendu le titulaire pourquoi il ne peut pas aller occuper la maison qu’occupe le titulaire ? Ils vont sortir ».
En attendant, les agents de la division de l’habitat restent en train d’attendre la libération de leur chef ou mieux de cette maison.
Honneur-David Safari






