des participants autour du représentant du ministère du Commerce.
Clarifier la situation du Flux commercial dans le secteur haricot-Soja devant tous les acteurs (autorités étatiques, producteurs et commerçants congolais) ; et mener des plaidoyers de ces petites vendeuses (commerçantes) transfrontalières de Haricot et du Soja devant les autorités du pays pour qu’ils interviennent dans le secteur, c’est entre autres objectifs de l’atelier portant sur le flux commercial du haricot et Soja ce mardi 26 novembre 2019 à l’hôtel Elizabeth de Bukavu.
Des assises qui ont été initiées par le projet Feed The Future/Renforcement des Chaînes de valeur (SVC) avec son programme Lima Faidika, ont été organisées au bénéfice de ses partenaires petites vendeuses et vendeurs du Haricot, et du Soja de plusieurs coins de la Province du Sud-Kivu
Après l’exposé du jour qui était celui de présenter des résultats d’une étude menée pour savoir des statistiques sur le rapport du Flux commercial du Haricot et du Soja entre les postes frontaliers congolais, comparativement à celui du Rwanda, le constat a été jugé amer du côté des frontières congolaises.
Selon ce rapport d’étude, pour la frontière de Kamanyola en 2018 par exemple, la situation dans l’importation de Haricot était en hauteur de 70,95 tonnes contre 28 seulement Exportés et 42,9 qui ont été consommés ; alors que pour le Soja, 5,7 tonnes étaient importées, 1 tonne exportée, pour 4,7 consommées.
Il est cependant remarqué que les données ne se ressemblent pas, dans différentes maisons qui traitent des données statistiques de Flux transfrontalier.
Ici pour SQAV, Kamanyola reconnaît 37,9 tonnes de haricot importées, pour mais 0 tonne du Soja ; l’inspection territoriale, elle, reconnait 28 tonnes de Haricot exportées, contre 1 tonne pour le Soja, et enfin ; le Ministère du commerce extérieur du Rwanda reconnait 3 tonnes exportées depuis le Sud-Kivu.
A la frontière Ruzizi 1er, il s’observe des chiffres moins importants qu’à Kamanyola pour l’exportation, où des commerçants n’exportent pas en quantité considérable le haricot et le Soja, par rapport à l’exportation de ces produits venant du Rwanda.
Des données qui démontrent que le Rwanda s’impose dans ce commerce transfrontalier avec le Sud-Kivu.
Ce sont ces problèmes qui ont même appelé les petits commerçants transfrontaliers et les autorités qui œuvrent dans ce domaine, notamment SVC, BIC, SQAV, ACT et les des petites vendeuses et petits vendeurs de Haricot et du Soja à s’asseoir sur une même table pour réfléchir comment trouver une solution à ce problème et enfin améliorer la production, et l’exportation de ces produits agricoles.
Plusieurs recommandations ont été alors apportées. C’est par exemple celle de voir le Sud-Kivu augmenter sa production pour améliorer sa compétitivité de haricot et Soja ; faciliter la connexion entre les associations des femmes vendeuses de Haricot et Soja œuvrant dans les différent territoires pour permettre l’approvisionnement facile, développer un accord de partenariat entre les associations des femmes vendeuses de haricot et Soja de la RDC et les coopératives et les ACT du Rwanda pour des échanges mutuels de produits ; dans le cadre du RECOS, les femmes vendeuses de haricot et Soja membres des ACT devraient se rendre aussi pour vendre les produits au Rwanda (Réciprocité dans les Accords) ; vulgariser davantage le régime commercial simplifié pour réduire la fraude, les tracasseries informelles ; renforcer la cohésion entre les femmes petites commerçantes Transfrontalières et les femmes vendeuses des marchés afin que celles-ci s’approvisionnent et approvisionnent l’ACT, et enfin mettre sur pieds des unités de mesure standard qui rassurent tout le monde.
« il a toujours été difficile à un commerçant de trouver solution seul lorsqu’il a un problème, mais une fois réunis en association avec d’autres, la force devient importante, et là, on peut être entendu plus vite » explique Ombeni Gervais, président d’une ACT (Association des commerçants Transfrontaliers), encourageant d’autres petites vendeuses et petits vendeurs à rejoindre leur association pour continuer le combat ensemble.
Le gouvernement par le biais de l’envoyé du Ministre du provincial de Commerce, promet d’accompagner ces petites commerçantes Transfrontalières, pour les pousser a faire mieux.
« Nous exportons moins que nous importons, c’est un constat malheureux que remarquons. On ne peut pas développer la province si les importations de ces denrées sont supérieures à leurs exportations. Le problème est systémique, nous avons le devoir d’intervenir chacun à son niveau. Nous avons une mission d’assister ces petites commerçantes, car c’est pour l’intérêt de notre province, de leur ménages, …» a avoué monsieur Octave Zahinda, Directeur de Cabinet du Ministère Provincial du commerce.
Rappelons que la rencontre a réuni « SVC” avec certains cadres du ministère du commerce extérieur, la Division du commerce, du ministère de finance, des représentant des ACT (Association des commerçants Transfrontaliers), et des petites commerçantes du Haricot et du Soja du Sud-Kivu. Des vendeuses du marché de Walungu, de Kabare, Kalehe et ceux de Bukavu ont pris part à ces assises.
Eric Shukrani






