Bukavu : risques d’éboulements sur avenue Georges Defour, les habitants alertent le ministre de tutelle – La PrunelleRDC.info

Vue du site de l’avenue Georges Defour qui inquiète les habitants.

Les habitants de l’avenue Georges Defour via leur comité local de développement alertent le ministre provincial des travaux publics, patrimoine et affaires foncière sur les risques d’éboulement visible sur cette avenue.

Ils l’ont fait savoir dans une correspondance adressée au ministre ce mercredi 25 septembre signée par 70 personnes et dont copie a été transmise à la rédaction de Laprunellerdc.info.

« Nous, population de l’avenue Georges Defour lançons un cri de secours sur les risques d’éboulement suite aux travaux de fouille entrepris et autorisés par les services techniques spécialisés, par un habitant de cette avenue en face du parking-Ciriri, exposant vos administrés environnants aux probables éboulements et pertes en vies humaines si les mesures préventives ne sont pas prises surtout en cette période pluvieuse », écrivent-ils.

Ils disent regretter de voir qu’après la mission effectuée par les services habilités, un avis « favorable » était donné pour la construction des murs pour la protection des maisons environnantes. Chose qui n’a pas été faite par le fait que la parcelle demeure scellée.

Ils indiquent que le propriétaire de la parcelle a affirmé, lors d’une rencontre avec le comité local de développement, être prêt à construire ce mur pour protéger le site mais constate que ceci devient difficile suite à un conflit entre les agents de l’urbanisme.

« Nous pensons que la population de cette avenue ne doit pas payer les pots cassés des conflits entre agents de service moins encore celui avec le propriétaire de ladite parcelle», écrivent-ils.

Pour eux : « il y a lieu d’y mettre de l’ordre car actuellement nous vivons dans une insécurité grandissante, craignant des éboulements des terres sur lesquelles sont érigées nos maisons lors des prochaines pluies ».

Tout en souhaitant l’implication personnelle du ministre, les habitants de l’avenue Georges Défour, disent ne pas vouloir que les autorités viennent leur offrir des cercueils pour enterrer leurs morts au lieu de leur éviter cette catastrophe qui se profile.

Thomas Uzima

Le stade de la Concorde lors d’une séance d’entrainement de l’Académie Schaux Sport. Ph.Laprunellerdc.info

Le championnat de l’Entente Urbaine de Football de Bukavu ouvre ses portes ce mardi 1 octobre 2019 pour son édition 2019-2020, après le premier report de son coup d’envoi qui devrait avoir lieu depuis le 25 septembre 2019. Au programme, deux rencontres sont prévues ce mardi : l’ AS Mozende (tenant du titre) accorde son hospitalité au FC Texas, pour l’ouverture.

La rencontre de 15 h30 entre l’équipe du FC Ciriri Sport et celle du FC Régi Sport va clôturer cette première soirée de la fête du football Bukavien.

Pour la suite des hostilités, la rencontre de ce mercredi entre OC Tonfa et AS Aigle-Vert risque d’ être reportée, car ce même mercredi 2 octobre une rencontre de Vodacom Ligue2, entre Etoile du Kivu et AC Capaco de Beni est au rendez-vous au stade de la Concorde.

Le jeudi 3 octobre prochain, AS Ruzizi affrontera l’Académie Rangers à partir de 13h30, suivies de l’explication de 15h30 entre la JSBU (Ex Ajax) et US Bilombe.

Pour le vendredi 4 octobre, le FC Dynamic jouera le FC Etoile de l’Est à 13h30, et à 15h30  le FC Puma affrontera JS Muhumba.

Les choses sérieuses commencent donc dans la ville de Bukavu, pour ce qui est du championnat local, une hypothèse jusque-là loin d’être concrète, vue le climat qui règne entre les clubs et l’Entente de Bukavu.

Notons que jusque-là certaines équipes contestent le début de l’exercice prochain. Ces derniers réclament des élections au sein de l’Entente Urbaine de Football de Bukavu, des élections qui divisent l’opinion sportive dans la ville de Bukavu. Espérons que les équipes ne vont pas boycotter ce coup d’envoi. 

Eric Shukrani

Justin Mastaki, élu (UNC) de Bukavu lors de sa conférence-débat dans la salle Materdei de Bukavu.

Au cours d’une conférence-débat tenue ce samedi 28 septembre 2019 dans la grande salle de la paroisse Mater Dei de Muhungu en commune d’Ibanda, le député Justin Mastaki Namegabe a affirmé que la procédure légale requiert un délai de préavis avant de déclencher une grève.

Ce qu’il regrette que les enseignants n’ont pas fait, et ont préféré se plonger dans la précipitation.

«Cette grève a été brutale et inopportune, parce qu’il n’y a eu aucun préavis qui a été donné par les enseignants. Ils auraient dû établir un cahier de charges et le transmettre au gouvernement avec un délai précis. Une grève sans préavis est une grève sauvage.

Il y a des démarches au niveau du gouvernement, et nous sommes en session parlementaire budgétaire.

Ils devraient attendre voir l’enveloppe qui sera allouée au secteur de l’enseignement pour pouvoir conclure que leurs revendications ne seront pas satisfaites » a-t-il précisé.

Au cours de cette conférence, cet élu de Bukavu a indiqué que la population congolaise a tant souffert pendant les régimes précédents, c’est pourquoi selon lui, le gouvernement actuel est entrain de tout mettre en oeuvre pour matérialiser la gratuité de l’éducation de base, que rappelle-t-il, est une obligation constitutionnelle.

Justin Mastaki appelle les uns et les autres à barrer la route à toute personne qui veut mettre en échec cette gratuité, et rappelle que le gouvernement est prêt à budgétiser d’autres enseignants qui sont les NU et les NP afin qu’eux aussi puissent commencer à toucher leur salaire.

Il appelle le gouvernement à construire d’autres écoles pour éviter une grande popularité dans les classes, et que tous les enfants aient accès à la gratuité.

Claude Musengero

Roger Matabaro, le secrétaire provincial du Syndicat des Enseignants du Congo/ Syeco au Sud-Kivu

Au cours d’une interview exclusive accordée à Laprunellerdc.info, le secrétaire provincial du Syndicat des Enseignants du Congo/ Syeco au Sud-Kivu, Roger Matabaro a fortement condamné l’attitude de ses collègues du secteur conventionné qui sont en grève depuis la semaine dernière

Pour lui, le fait que ses collègues enseignants catholiques et protestants aient opté pour une grève sèche,  porte de doute étant donné que depuis l’avènement de la prime au Congo, les enseignants du secteur conventionné n’ont jamais accepté d’aller en grève mais pour cette dernière fois ils ont opté pour celle ci.

« C’est la première fois qu’ils font la grève, durant tout ce temps nous leurs demandions de faire la grève ils n’avaient jamais voulu ça. Je crains que cette lutte ne soit pour ramener les parents à payer la prime. Ils ont droit, si cette grève ne cache rien derrière elle » s’inquiète Roger Matabaro.

Ce syndicaliste regrette que cette prime qui a divisé le secteur de l’enseignement, puisse avoir encore aujourd’hui des adeptes alors que celle-ci devrait normalement disparaître dans son intégralité.

 » La prime n’a pas fait avancer notre pays, notre système éducatif a été détruit à cause de la prime. Celui qui doit rêver encore celle-ci, c’est un ennemi de la République » a-t-il prévenu.

Le secrétaire provincial du Syeco pense que les enseignants qui, aujourd’hui disent qu’ils n’ont pas trouvé gain de cause, mentent à la population car dit il, plusieurs compromis ont été trouvés et sont en exécution aujourd’hui malgré certaines faiblesses qui du reste seront tant soit peu réglées.

 » Mettre fin à la prime, est déjà bénéfique pour nous, car en tant qu’enseignants, nous payons pour nos enfants. Et quand nos enfants vont étudier gratuitement c’est sera un gain. » se contente Roger Matabaro.

Il se dit aussi non content sur le fait que les enseignants des territoires n’ont pas été pris en compte dans la paie des frais de logement et de transport alors que eux aussi ont les mêmes difficultés, mais il concède cette erreur aux négociateurs de cette réalité qui n’ont pas voulu associer les syndicats dans cette démarche.

«  Nous ne sommes pas content qu’on ait donné le transport aux enseignants de la ville seulement, car même dans les territoires il t’a des enseignants qui sont obligés de loger et payer les frais de transport » regrette il.

Mais il reste très optimiste sur cette question car selon lui, c’est une erreur qui peut encore être corrigée dans l’avenir surtout avec la volonté de l’actuel chef de l’état congolais.

Bertin Bulonza

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