Bukavu: RIO/ECC évalue le processus électoral avec les parties prenantes – La PrunelleRDC.info

Le processus électoral évolue en République Démocratique du Congo malgré les difficultés liées aux différentes étapes telles que prévu par la commission électorale nationale indépendante CENI.

C’est en tout cas l’avis de plusieurs participants à l’atelier d’évaluation du processus électoral organisé ce mardi 13 février 2018 à Bukavu par le Réseau d’innovation Organisationnel de l’Eglise du Christ au Congo.

Objectif selon Imani Bandibaderhe, chargé du projet d’éducation civique et électorale à l’Est de la RDC au sein de RIO : offrir un cadre d’échange aux parties prenantes au processus électoral sur le déroulement de ce processus, évaluer les forces et les faiblesses liées au processus électoral dans la province du Sud Kivu, proposer des orientations pour une reforme électorale et démocratique au cours ou pour le prochain cycle électoral.

Il était question de dégager les forces et les faiblesses du processus par les participants et une liste des orientations pour une reforme électorale et démocratique au cours ou pour le prochain cycle.

Pour les participants, les contraintes légales, celles politiques, sécuritaires et autres constituent tout de même une menace à la poursuite normale de ce processus. L’utilisation de la machine à voter reste aussi un motif d’inquietude pour nombreux d’entre eux à l’instar de Théodore M’seme de L’Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS.

« Le processus évolue bien que  l’évolution n’est pas vraiment satisfaisante par rapport aux attentes de la population, il y a encore beaucoup des points de faiblesses. Nous notons qu’il y a quelque chose qui est entrain d’être faite bien qu’insuffisante. La question liée  à la  machine à voter pose des terribles  problèmes  par rapport a son manque de crédibilité et le fait qu’elle est inadaptée par rapport a la population congolaise vue que ce sont des nouvelles technologies or plus de 70 pourcents de la population congolaise vit dans l’intérieur qui n’a pas  accès à des nouvelles technologies. Alors c’est cette question qui met jusque là en péril ce processus électoral parce que nous ne voulons pas aller aux élections et que le lendemain nous allons nous retrouver dans la rue pour des contestations vue que la crédibilité de cette machine n’est pas avérée » a dit Théodore M’seme.

Mais pour Augustin Ntayitunda du mouvement citoyen Réveil des indignés, le processus électoral n’évolue pas car, dit-il il y a des contraintes politiques qui bloquent toujours.

« Après la séance d’évaluation les gens pensent que le processus évolue, mais à mon avis le processus électoral  n’évolue pas. C’est a compte goute puisque il y a des retards décriés dans le calendrier. Déjà le 28 décembre le gouvernement devait transmettre à la CENI la liste  actualisée des partis politiques, qui est une contrainte parce qu’on ne peut pas déposer les candidatures bientôt avec le dédoublement de partis avec cette mauvaise volonté pour  un préalable très fondé pour que le dépôt des candidatures soit et rassure les gens n’a pas été résolue, nous pensons ce que ce processus risque d’être bloqué et il est d’ailleurs déjà bloqué à ce niveau là puisque on ne pense même pas quand est-ce qu’on va mettre fin au dédoublement  de partis politiques »

Cet atelier a réuni plus de 20 participants issus de la société civile (le Bureau de coordination de la société civile, la NDSCI), des mouvements citoyens, des confessions religieuses, les observateurs électoraux du RIO, Les partis politiques de toutes les tendances confondues. Il s’est tenu au Centre Régional de paix du RIO à Nguba dans la commune d’Ibanda.

Honneur-David Safari

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