
Les forces sociales acquises au changement appellent la population du Sud-Kivu à observer une journée ville morte sur toute l’étendue de la province ce mardi 20 février 2018.
Ils l’ont fait savoir dans une déclaration rendue publique ce vendredi 16 février 2017 après une journée tendue dans plusieurs quartiers de la ville de Bukavu où la population manifestait contre l’insécurité grandissante dans la ville.
Objectifs : pleurer les personnes innocemment tuées suite à l’insécurité mais aussi rappeler le gouvernement provincial sa mission principale qui est la sécurisation des personnes, de ses biens et du territoire.
Dans leur déclaration, les forces sociales acquises au changement rappellent le cas récent d’insécurité enregistré a Bukavu en fustigeant le silence des autorités tant provinciales que nationales
“Devant ce tableau sombre aucune mesure à la hauteur de la situation n’a été prise par le gouvernement tant provincial que national. Plutôt que s’occuper de la situation tendue dans la ville de Bukavu le matin, le gouverneur Nyamugabo a choisi d’aller faire son pic nic à Kalehe avec son gouvernement” dénoncent-ils.
Pour eux « l’opinion s’interroge pour quoi ces tueries s’accentuent après le passage au Sud-Kivu du Directeur de cabinet du chef de l’Etat Néhémie Mwilanya qui est venu apporter son soutien et celui du chef de l’État au gouverneur de province ».
Ils rappellent aussi la situation humanitaire et foncière dans laquelle traverse plus de deux cents familles de Mbobero suite aux démolitions de leurs maisons « provoquées par le chef de l’État » mais aussi la cacophonie qui règne dans les universités et institutions d’enseignement supérieur publique après une mesure prise par le gouvernement qui a troublé l’ordre public à Bukavu.
Par la même occasion, ces forces appellent la population de Bukavu à participer à une marche des chrétiens de dimanche 25 janvier 2018 qui partira dans toutes les paroisses de Bukavu depuis 12 heures. Pour rappel, il ne se passe pas une nuit à Bukavu sans que les cas des tueries, vols, braquages ne soient signalés dans la province.
Dans le seul mois de Janvier 37 personnes ont été tuées 86 maisons attaquées et plusieurs cas de cambriolage selon Sajecek Forces vives. Cette situation se poursuit au cours de ce mois de février avec la recrudescence des cas d’assassinats et de braquage.
Adonis Lubambo










