Bulambo Kilosho n’a pas dérogé à la règle. Celle de parler de son équipe chérie, L’OC Muungano qu’il aime depuis plus de deux décennies.
En conférence de presse ce dimanche 9 septembre 2018, l’ancien président de Muungano a sportivement accepté de laisser la chance aux autres , plus jeunes pour la direction de l’équipe.
« Il va faire 28 ans que suis à l’OC Muungano quelques années seulement que je suis candidat député sur la ville ; pour moi c’est un avenir. Je ne pense pas que l’on va dans une équipe, un loisir pour pouvoir y trouver un gain politique. Là c’est déjà autant des dizaines d’années avant, il n’y avait pas d’élections j’étais toujours là ; le mouvement de la démocratisation du pays m’a trouvé dans cette position-là, sans intérêt j’aimais une équipe, OC Muungano, DB 68, Shalalilés, tout ce que voulez donc c’est dans le sang ; Mais j’aimais d’autres équipes de la province. Pendant 28 ans après que vous ayez dirigé une équipe, il doit arriver un moment où vous allez penser à votre relève. C’est la chance que j’accorde à Muungano ; au lieu d’être une équipe au centre de tumultes politiques, j’ai dit que l’on soit une équipe pour donner plaisir aux SudKivuciens. Je dis l’heure est venue de me faire présenter des jeunes, les jeunes ne doivent pas voter seulement pour les jeunes en politique, ils doivent voter aussi pour des jeunes en sport, et je dis tout mon appui de les accompagner. Vous comprendrez que je ne peux pas affirmer une chose et faire son contraire en me présentant encore candidat président de Muungano, j’ai un poste qui me convient, le poste de président d’honneur. J’espère que s’il n’existe pas on doit devoir le créer. J’ai encore toutes les capacités de venir en aide à Muungano, par les conseils et les appuis matériels, et financiers » commence par préciser Bulambo.
Même si Jean Marie Bulambo Kilosho accepte de favoriser l’alternance à la tête de Muungano, il continue à appeler au consensus dans la gestion quotidienne de celle-ci. Pour lui, les guéguerres actuelles entre dirigeants de cette équipe peuvent à la disqualification pour la prochaine compétition. C’est ce qui l’a conduit, dit-il a en parler à l’actuel gouverneur pour qu’il prenne des mesures.
« La question a été aussi évoquée quand j’ai été avec le gouverneur de province ; j’ai dit textuellement ceci au gouverneur : cette équipe là, que ça soit Bukavu Dawa, Étoile qui iront jouer à l’extérieur ; on dira le Sud-Kivu contre telle province. Le Sud-Kivu a un gouverneur qui n’est pas Bulambo, c’est le Sud-Kivu du gouverneur Nyamugabo contre l’équipe du gouverneur Paluku du Nord-Kivu par exemple. Et j’ai dit que j’ai le pressentiment que les conflits qu’il y a au niveau de Muungano risquent de faire en sorte que Muungano ne participe pas au championnat, le gouverneur a un rôle à jouer ; la loi sportive lui a assigné certaines obligations, et je lui ai demandé d’intervenir. On a vu le gouverneur démettre des comités ou bien les suspendre pour permettre à ce que l’équipe avance ; je lui ai dit qu’il avait une responsabilité là dedans, et il m’a dit qu’il a appelé son ministre en charge de la question pour l’instruire » rapporte-t-il.
« …Nous ne nous sommes jamais parler, jamais ; et nous pouvons même nous dépasser sous la voie sans que je ne le reconnaisse, donc Je ne vois pas pourquoi on aurait une relation conflictuelle.. »
Quand un confrère évoque la question de la direction actuelle de Muungano et ses relations « conflictuelles » avec l’actuel responsable, Bulambo refuse de parler d’un quelconque conflit mais pas besoin de le dire pour comprendre ce qu’ils entretiennent vraiment comme relation.
« Alors vous me dites si moi je serais président d’honneur dans une situation conflictuelle avec le président Okito ? En quoi j’aurais une relation conflictuelle avec Okito, je l’ai vu une fois dans la vie quand ils sont venus ici lors de mon dernier séjour. Le comité de Muungano complet, est venu me voir ici, c’est alors que je l’ai vu. On ne peut avoir de conflit qu’avec une personne que l’on a fréquenté. Moi je dois dire en tout sincérité gérant l’équipe à distance, je n’ai pas connu notre jeune frère. Mais je dois relever qu’il est le premier vice président, il y a un deuxième vice-président, et à l’absence du président de coordination, c’est une gestion collégiale qui doit se faire. Je ne pense pas qu’automatiquement le premier vice-président devient président, le deuxième président premier vice-président, et il y aurait toujours un vide quelque part. Ils doivent se mettre ensemble pour gérer l’équipe. Tout ce qu’ils m’ont demandé, je l’ai fait. Je serais en conflit, je ne l’aurais pas fait. J’ai fais lever la sanction qui frappait les joueurs qui se sont bagarrés à Goma, J’ai fait annuler les forfaits injustes contre Bukavu-Dawa pour permettre à Muungano de garder son résultat issu du Cadrage. Jusqu’il y a peu, tous les joueurs étaient dans ma maison depuis et quand ils m’ont demandé une assistance financière je l’ai fait. Le problème c’est entre eux. Je suivi dans une cassette ici, celui à qui vous faites allusion disait qu’il avait été plébiscité président de Muungano, « Plébiscite » ; je crois vous avez lu même document que moi. C’est cela quoi porte les germes de division entre eux. On m’appelle toujours pour des cas ici, on devrait tenir une assemblée générale ; seuls les invités y étaient conviés, même le deuxième vice-président n’était pas invité, ça ce n’est pas moi, c’est entre eux. Et que pour y accéder il y a eu un coup de force. Et j’ai dit au gouverneur qu’il doit intervenir. Il n’est pas normal qu’une équipe à l’issu du championnat ait encore sur 5000 dollars du frais de participation de l’année avant, qu’il y ait encore 2800 à payer, donc il a participé au championnat à crédit. Ce n’est pas normal qu’on accumule comme ça plus de 30 000 dollars, 33000 en dehors de frais de participation, des pénalités. Or des pénalités au niveau de la Linafoot et le droit de participation sont contraignants, vous ne payez pas, vous ne participez pas. Tous ces éléments là, j’ai porté ça à la personne du gouverneur pour lui demander d’intervenir pour ramener la paix, alors je ne pense pas, si mon jeune frère que vous avez cité vous dit que je suis en relation conflictuelle avec lui, il a menti ; nous ne nous sommes jamais parler, jamais ; et nous pouvons même nous dépasser sous la voie sans que je ne le reconnaisse, donc Je ne vois pas pourquoi on aurait une relation conflictuelle, non, moi je dis tout simplement que je suis Muungano de pur sang et personne ne peut m’ôter cette qualité là, personne ne peut m’empêcher de poser un geste en direction de Muungano.
L’extrait audio de Bulambo Kilosho
Eric Shukrani
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