Photo de famille après la formation des CLRGL Bukavu au PFCGL. Ph. Laprunellerdc.info

Renforcer les capacités les membres des comités locaux de réinsertion et de gestion des litiges sur le mécanismes de gestion des plaintes (MGP) depuis l’enregistrement de la plainte jusqu’à sa clôture pour faciliter le commerce transfrontalier; c’est l’objectif d’un atelier de formation organisé par Pfcgl dans son projet de facilitation du commerce dans la région des Grands- Lacs.
Selon le facilitateur Shamara Shamalirwa, expert environnemental et social au PFCGL, le rôle de CLRGL est de tenir les plaintes, enregistrer les plaintes de la population mais aussi les traiter avant 24heures et les transmettre à la pfcgl avant que le conflit ne dégénère au risque de suspendre le projet. Il a aussi pour rôle de chercher les solutions à l’amiable aux conflits avant d’aller en justice.
« La première étape c’est la formation d’abord et la deuxième étape sera l’installation de ces comités et les capaciter à pouvoir gérer les plaintes éventuelles qui seront enregistrées dans le cadre de ce projet .Ces comités seront installés à Bukavu et a Uvira. Les rôles de ces comités seront d’enregistrer les plaintes des personnes qui seront insatisfaites de la mise en œuvre du projet, de tenir le cahier des plaintes, et trouver des solutions à l’amiable pour les personnes lésées ou insatisfaites qui auront déposé leurs plaintes auprès des comités locaux de réinsertion et de gestion des litiges. Les CLRGL seront équipés et renforcés. Les questions qui ne seront pas mesures d’être traitées au niveau local seront envoyées au projet et ces derniers seront appuyés par le projet pour trouver des solutions à l’amiable au niveau local .D’autres questions seront envoyées à la hiérarchie pour trouver des solutions quand ça demande par exemple les questions d’indemnisation » explique Shamare Shamalirwa
Du côté de bénéficiaires, cette formation est d’un intérêt capital car ils savent désormais où s’adresser en cas de problème.
« Je suis contente de voir le PFCGL organiser cette formation car en cas de conflit on ne savait pas à qui recourir, mais pour l’instant, nous savons que nos plaintes seront adressée auprès des CLGR et trouver des solutions. Surtout nous avons des problèmes de taxes à la frontière. Parfois nous faisons recourt aux personnes non habilitées et qui nous enfoncent au lieu de nous aider .Souvent nous perdons notre argent ou nos marchandises .Vraiment ce projet est un ouf de soulagement pour le petits commerçants » note Furaha Basoda présidente de petits commerçants transfrontaliers de Bukavu.

Vue des participants à la formation CLRGL au PFCGL à bukavu ce vendredi 19 octobre 2018. Ph. Laprunellerdc.info
Le mécanisme pour la gestion de conflit MGP est une option qui est mise sur pied pour traiter les conflits facilement et sans perdre beaucoup de temps mais aussi des moyens à la justice. Toute personne qui se sent lésée dans le cadre de l’exécution de ce projet n’est libre d’enregistrer la plainte et cela gratuitement auprès de CLRGL, indique le facilitateur Shamara Shamalirwa.
Notons que le CRLGL est composé de de 10 membres dont 6 membres effectifs et permanents.
Le président qui doit être l’un de responsable politicoadministrative de l’entité administrative où sont localisées les activités du projet, un secrétaire qui est un représentant de Bénéficiaires du projet. Deux notables provenant l’un des structures administratives et l’autre de la société civile .La présence d’une femme dans cette catégorie est exigée. Deux conseillers dont un représentant de la Police Nationale congolaise et un inspecteur judiciaire.
A Bukavu, cette activité se tient au bureau du PFCGL à La botte, commune d’Ibanda ce Vendredi 19 Octobre 2018 .
Florence Ashuza







