La réhabilitation de la route qui mène vers la frontière Ruzizi 1, la construction des marchés transfrontaliers, la modernisation du kit de lavage de main à la frontière pour prévenir la maladie a virus Ebola. telles sont des recommandations reformulées par les petits commerçants transfrontaliers dans un échange de ce Mardi 7 Août 2019 entre le Directeur-pays de la Banque Mondiale en RDC, les bénéficiaires directs du Projet de Facilitation du Commerce Transfrontaliers, les responsables des services douaniers et le Coordonnateur Provincial du PFCGL.
Au cours d’une visite effectuée pour s’imprégner des avancées réalisées par le projet au Sud-Kivu, monsieur Christoph Carret, le Directeur-pays dit être ravi des réalisations du PFCGL et promet de se battre pour obtenir plus des fonds en faveur du projet.
“Je suis satisfait de voir qu’on a réalisé quelque chose même si c’est provisoire, qui change un petit peu et peut être beaucoup la manière dont les gens expérimentent le passage de la frontière pour certains et tous le jours…Je suis ravi qu’on se rencontre. Ça fait plaisir quand on commence le matin en arrivant de Kamembe par un projet qui marche bien” lance Christoph Carret, en félicitant les exécutants du projet.
Pour les services commis à la Frontière, le bâtiment provisoire construit avec le financement de la Banque Mondiale facilite le mouvement des personnes qui passent par la frontière. Ils affirment même que beaucoup des gens passent par la frontière Ruzizi 1er et cela augmente les recettes de l’Etat. Pour eux, ce projet a beaucoup amélioré les conditions de travail au niveau de la frontière.
De l’autre côté, les commerçants transfrontaliers louent le travail du Gouvernement Congolais à travers la Banque Mondiale, même s’il reste encore des défis à relever.
“Nous trouvons que le Pfcgl va beaucoup nous aider parce que depuis que ce projet a commencé il y a beaucoup de changement. Nous avons déjà un bâtiment, et les agents de douane travaillent dans des bureaux. Les tracasseries ont diminué par rapport à l’ancien temps. Maintenant nous pouvons librement discuter avec les officiels de la douane et même les autorités provinciales grâce au PFCGL » se réjouit Furaha Basoda, présidente des petits commerçants transfrontaliers.
Elle demande à la Banque Mondiale de financer encore une fois le PFCGL, pour d’autres travaux en vue d’améliorer d’avantage les conditions de travail à la frontière.
“Nous recommandons à la Banque Mondiale de financer encore le PFCGL pour la construction de la route car elle est dans un état de délabrement très avancé .Qu’on nous construise aussi des dépôts. Comme il y a Ebola, qu’on modernise aussi l’endroit où on se lave les mains .Qu’on nous fasse aussi des robinets comme au Rwanda car ces seaux sont insuffisants. On aimerait voir le projet s’élargir vers Ruzizi 2, Kamanyola et Uvira parce que là les petits commerçants souffrent pour traverser. Nous avons aussi besoin des marchés transfrontaliers où on étalera nos marchandises car en quittant le Rwanda, les petits commerçants Rwandais traversent les frontière pour vendre les mêmes produits que nous ici” insiste Furaha Basoda.
Notons que la construction des bâtiments définitifs de la frontière Ruzizi premier va débuter en décembre prochain.
Cette rencontre s’est tenue après la visite du bâtiment provisoire de la frontière Ruzizi 1er par Directeur-pays de la Banque Mondiale.






