François-Xavier Maroy Rusengo archevêque de Bukavu a sollicité au nom de l’archidiocèse la gestion de la « place Munzihirwa » dédiée à l’ancien archevêque assassiné le 29 octobre 1996.
Une demande adressée à la mairie de Bukavu au cours d’une matinée dédiée à la clôture des enquêtes sur la béatification de l’ancien archevêque qui s’est déroulée à la grande salle du collège Alfajiri ce lundi 29 octobre 2018.
« Cette place ne mérite pas des calicots et autres symboles qui n’ont aucun lien avec l’histoire que les chrétiens reconnait de cet endroit. D’où cette sollicitation pour le respect de ce monument qui est le martyr et témoin de Dieu Christophe Munzihirwa» a dit monseigneur François-Xavier Maroy Rusengo.
A notre source de demander aux chrétiens d’éviter de dire leur prière en la personne de Munzihirwa aussi longtemps que ce dernier n’est pas encore proclamé à l’élévation de bienheureux et d’éviter les effigies et photos dans les églises.
« Les chrétiens doivent éviter d’adresser publiquement leur prière à la mémoire de Munzihirwa afin d’éviter la sanction romaine alors que la procédure évolue bien afin qu’il soit appelé très tôt bienheureux » exhorte-t-il.
Signalons que feu archevêque Christophe Munzihirwa Mwene Ngabo, qui est né le 1er janvier 1926 à Burhale, au Sud-Kivu a dirigé du 14 mars 1995 au 29 octobre 1996 l’archidiocèse métropolitain composé des diocèses de Butembo-Beni, de Goma, de Kasongo, de Kindu ainsi que celui d’ Uvira et fut est un prêtre jésuite congolais et professeur de sciences sociales, avant de passer pour le Supérieur Provincial des jésuites du Congo, il devient évêque de Kasongo en avril 1990 puis archevêque de Bukavu en 1995. Il fût assassiné en 1996 alors que le pays connait l’une des pires crises de son histoire.