La régulation de la circulation routière à Bukavu a toujours posé de problème et une solution aurait été trouvée par l’autorité provinciale par le biais du partenariat public-privé.
Car cette dernière vient de concrétiser l’installation du robot intelligent pour un montant de 30.000 dollars américains grâce à un financement issu des Établissements Ihusi de M. Vany Bishweka. Le Gouverneur de Province entend consolider ces formes de partenariat-public avec d’autres opérateurs économiques pour le développement de la province.
Les conducteurs des véhicules, des motos, des charrettes ont envahi ces derniers temps les trottoirs réservés aux piétons. Ceux-ci ne savent plus à quel saint se vouer lorsqu’il faut descendre ou monter l’artère de la grande avenue de la Presse qui remonte de la Place de l’indépendance jusqu’au rond-point ‘’Feux Rouges’’.
Le robot intelligent fonctionnel à ce rond-point est mis en cause aussi bien par certains conducteurs que d’autres piétons. Il s’agit d’une inadaptation à cet outil, fruit d’une technologie moderne pensent beaucoup d’usagers de la route.
Il ne s’agit pas d’une inadaptation mais plutôt d’un manque de conscience morale car la même scène s’observe à la place Major Vangu à l’Essence.
Que dire de l’embranchement du rond-point ISP pour la route d’Uvira nouvellement réhabilité dans le cadre de la nationale n°5. Pour éviter ces bouchons, les conducteurs en provenance ou à destination de Nyawera préfèrent utiliser cette déviation pour accéder facilement à leur point d’arrivée cherchant à éviter tous ces bouchons. Ce qui engendre à son tour un afflux de véhicules et des dépassements désordonnés objet d’autres bouchons sur la montée de la route qui passe au niveau du laboratoire pédologique de l’Office des routes de Bukavu aboutissant à la Maison Rafiki l’ISP. Est-ce encore la question du robot régulateur ?
Ce problème est causé par le manque de civisme citoyen de nos conducteurs, des piétons et même des agents de police chargés de la circulation routière.
La responsabilité devra être partagée par tout le monde. La population ne respecte pas les lignes tracées sur les routes ou n’en connaît pas tout simplement les rôles. Les chauffeurs sont trop pressés, oubliant que ‘’rien ne sert de courir et qu’il faut partir à point’’. Et des fois des accidents causés par des heurts des véhicules aux yeux des policiers qui ne sont occupés que par les ‘’rapports’’. Un accident se commet à quelques mètres des agents, les gens accourent cherchant à connaître ce qui se passe, les policiers clament que cela n’est pas leur affaire. ‘’Les conducteurs de Panzi-Kasihe se connaissent et vont se demander mutuellement pardon.’’ Ils rançonnent et ont déjà érigé même en principe le système des rapports car à chaque station où sont les policiers, les receveurs des bus préparent déjà un billet de 500 FC qui les exempteraient de tout contrôle de documents.
Les chauffeurs n’étant pas souvent en règle avec les administrations en termes des documents relatifs à la conduite automobile. Ils déclarent eux-mêmes qu’ils n’ont pas à se mettre rapidement en règle et profitent du trafic d’influence pour rouler tranquillement sur nos routes non entretenues.
Quel est le rôle du citoyen pour que ces bouchons prennent fin dans la ville ?. Il faut tout simplement respecter les usages réglementaires. Et cela devrait commencer à partir de la maison, où l’on devrait normalement recevoir les rudiments élémentaires d’une bonne éducation, dans le cercle familial. Il ne sert à rien d’accuser les conducteurs des taxi-motos ou des taxi-bus.
Les piétons, les conducteurs ainsi que les agents de l’ordre ont chacun le devoir de faciliter la bonne circulation aux fins d’éviter les accidents.






