Bukavu: la population vit dans et avec l’insécurité au quotidien

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Place de l'indépendance à Bukavu.

Plusieurs boutiques ont été visitées par des hommes en arme en tenues civiles non autrement identifiés vers le terrain de l’Edap Isp à Muhungu, quartier Ndendere en commune d’Ibanda.

L’événement se passe aux environs de 19 heures de ce mercredi 31 janvier 2018.

Après des coups de balles, le bilan fait état d’une somme importante d’argent, des téléphones plusieurs biens de ces paisibles citoyens emportés. Les bandits qui sont venus à motos, sont répartis par le même moyen.

Heureusement, aucune perte en vie humaine n’a été signalée. La police est arrivée sur le lieu cinq minutes après l’opération de ces bandits, notamment pour calmer les habitants qui voulaient s’emprendre à d’autres motards.

La société civile locale rapporte que ce cas est le deuxième en l’espace de deux semaines sur cette avenue.

Cet incident sur avenue Muhungu n’est pas un cas isolé dans la ville de Bukavu.

Les quartiers rouges restent Panzi en commune d’Ibanda, Cahi en commune de Bagira et Mosala en commune de Kadutu.

D’autres cas récurrents d’insécurité s’observent depuis un temps au quartier Ndendere, au quartier Nyalukemba et sur différentes avenues de la ville.

Contrairement aux attaques dans le passé, les bandits opèrent parfois en pleine journée ou entre 19 heures et 20 heures et des fois non loin des postes de la police et de l’armée.

Dans la plus part des cas, les bandits restent introuvables mais les autorités annoncent des enquêtes pour dénicher les malfaiteurs.

Le gouverneur du Sud-Kivu, Claude Nyamugabo avait pourtant fait de la lutte contre l’insécurité son cheval de bataille lors de sa campagne électorale et de son investiture devant les députés provinciaux.

Le ministre provincial de l’intérieur qui en charge la sécurité des personnes et leurs biens dans la province, avait amorcé un processus d’encadrement des jeunes des quartiers chauds de la ville en leurs dotant des ordinateurs pour l’apprentissage en informatique.

Luc Mulimbalimba espérait par ce geste, occuper la jeunesse et réduire tant soit peu l’insécurité dans certains coins de la ville.

Pour David Cikuru du sous noyau de la société civile du quartier Ndendere, il faut que le gouvernement provincial mette les moyens conséquents aux services de sécurité et réactive le système Nyumba Kumi, leur doter des moyens de communication. Cet activiste fait savoir que la majorité des cadres de base date de l’époque de Mobutu et sont inactifs. D’où la necessité de leur remplacement.

Il propose que les services de sécurité surveillent tous les coins et recoins, bistrots, motards, hôtels, etc.

Honneur-David Safari

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