
Des bandits qui étaient dans les mains des jeunes patrouilleurs de CAHI qui les ont appréhendés après plus de trois heures d’intenses tirs des balles par des hommes en armes non autrement identifiés.
Ces bandits qui ont échappé à la vindicte populaire grâce à la présence sur le lieu depuis tôt le matin de la vice-présidente de la société civile du Sud-Kivu ont été remis entre les mains du commissaire provincial adjoint en charge de l’administration de la PNC dépêché par le commissaire provincial.
Bien avant, les bandits qui étaient interrogés par les jeunes patrouilleurs ont avoués recevoir les matériels et autres effets des mains de certains éléments de la police nationale Congolaise. En retour, ils donnent de l’argent et la nourriture aux éléments de l’ordre renseigne Fikiri Hamuli, président des jeunes patrouilleurs de CAHI.
Padhes Murhula, le commissaire provincial adjoint en charge de l’administration reconnait que parmi ces bandits, il y en a un qui porte une tenue de police mais les enquêtes sont en cours pour l’identifier.
« Nous venons d’appréhender les malfrats qui terrorisent la population et parmi eux, il y a un policier. Ils sont à quatre plus le policier là mais reste à vérifier si le policier là est le nôtre parce que le monsieur porte la tenue de la police » a dit Padhes Murhula devant quelques journalistes présents au commissariat urbain de la police non loin de la grand-poste de Bukavu.
Par rapport à l’assurance sur la sécurisation des habitants de CAHI pendant cette période des festivités, ce responsable de la police se veut rassurant.
« Il est de notre devoir primordial, nous allons rentrer dans ce quartier là et nous allons y travailler pendant une semaine pour sécuriser la population de CAHI » a-t-il dit, appelant la population à plus de collaboration avec les forces de l’ordre.
La remise de ces bandits par les jeunes patrouilleurs n’a pas été bien digérée par la population locale qui tenait à tout prix à se rendre justice. La police a été obligée de tirer des coups de gaz lacrymogène pour se frayer passage.
Pour rappel, la nuit de ce samedi 23 au dimanche 24 décembre 2017 n’a pas été calme dans le quartier CAHI et environs. Les bandits armés ont échangé plusieurs balles avec la police entre 23 heures et 3 heures.
En octobre dernier, les jeunes patrouilleurs avaient mis la main sur d’autres bandits après une semaine d’attaque d’hommes en armes. Parmi eux, certains éléments de la police nationale Congolaise, selon ces jeunes patrouilleurs. Cette situation avait alors compliqué d’avantage les relations tendues entre les éléments de la police dans les quartiers PANZI et CAHI et les populations locales.
Honneur-David Safari

Au cours d’une conférence-débat tenue ce samedi 28 septembre 2019 dans la grande salle de la paroisse Mater Dei de Muhungu en commune d’Ibanda, le député Justin Mastaki Namegabe a affirmé que la procédure légale requiert un délai de préavis avant de déclencher une grève.
Ce qu’il regrette que les enseignants n’ont pas fait, et ont préferé se plonger dans la précipitation.
«Cette grève a été brutale et inopportune, parce qu’il n’y a eu aucun préavis qui a été donné par les enseignants. Ils auraient dû établir un cahier de charges et le transmettre au gouvernement avec un délai précis. Une grève sans préavis est une grève sauvage.
Il y a des démarches au niveau du gouvernement, et nous sommes en session parlementaire budgétaire.
Ils devraient attendre voir l’enveloppe qui sera allouée au secteur de l’enseignement pour pouvoir conclure que leurs revendications ne seront pas satisfaites » a-t-il précisé.
Au cours de cette conférence, cet élu de Bukavu a indiqué que la population congolaise a tant souffert pendant les régimes précédents, c’est pourquoi selon lui, le gouvernement actuel est entrain de tout mettre en oeuvre pour matérialiser la gratuité de l’éducation de base, que rappelle-t-il, est une obligation constitutionnelle.
Justin Mastaki appelle les uns et les autres à barrer la route à toute personne qui veut mettre en échec cette gratuité, et rappelle que le gouvernement est prêt à budgétiser d’autres enseignants qui sont les NU et les NP afin qu’eux aussi puissent commencer à toucher leur salaire.
Il appelle le gouvernement à construire d’autres écoles pour éviter une grande popularité dans les classes, et que tous les enfants aient accès à la gratuité.
Claude Musengero
Roger Matabaro, le secrétaire provincial du Syndicat des Enseignants du Congo/ Syeco au Sud-Kivu
Au cours d’une interview exclusive accordée à Laprunellerdc.info, le secrétaire provincial du Syndicat des Enseignants du Congo/ Syeco au Sud-Kivu, Roger Matabaro a fortement condamné l’attitude de ses collègues du secteur conventionné qui sont en grève depuis la semaine dernière
Pour lui, le fait que ses collègues enseignants catholiques et protestants aient opté pour une grève sèche, porte de doute étant donné que depuis l’avènement de la prime au Congo, les enseignants du secteur conventionné n’ont jamais accepté d’aller en grève mais pour cette dernière fois ils ont opté pour celle ci.
« C’est la première fois qu’ils font la grève, durant tout ce temps nous leurs demandions de faire la grève ils n’avaient jamais voulu ça. Je crains que cette lutte ne soit pour ramener les parents à payer la prime. Ils ont droit, si cette grève ne cache rien derrière elle » s’inquiète Roger Matabaro.
Ce syndicaliste regrette que cette prime qui a divisé le secteur de l’enseignement, puisse avoir encore aujourd’hui des adeptes alors que celle-ci devrait normalement disparaître dans son intégralité.
» La prime n’a pas fait avancer notre pays, notre système éducatif a été détruit à cause de la prime. Celui qui doit rêver encore celle-ci, c’est un ennemi de la République » a-t-il prévenu.
Le secrétaire provincial du Syeco pense que les enseignants qui, aujourd’hui disent qu’ils n’ont pas trouvé gain de cause, mentent à la population car dit il, plusieurs compromis ont été trouvés et sont en exécution aujourd’hui malgré certaines faiblesses qui du reste seront tant soit peu réglées.
» Mettre fin à la prime, est déjà bénéfique pour nous, car en tant qu’enseignants, nous payons pour nos enfants. Et quand nos enfants vont étudier gratuitement c’est sera un gain. » se contente Roger Matabaro.
Il se dit aussi non content sur le fait que les enseignants des territoires n’ont pas été pris en compte dans la paie des frais de logement et de transport alors que eux aussi ont les mêmes difficultés, mais il concède cette erreur aux négociateurs de cette réalité qui n’ont pas voulu associer les syndicats dans cette démarche.
« Nous ne sommes pas content qu’on ait donné le transport aux enseignants de la ville seulement, car même dans les territoires il t’a des enseignants qui sont obligés de loger et payer les frais de transport » regrette il.
Mais il reste très optimiste sur cette question car selon lui, c’est une erreur qui peut encore être corrigée dans l’avenir surtout avec la volonté de l’actuel chef de l’état congolais.
Bertin Bulonza

« Les enseignants doivent retourner à leur métier qui est celui de donner cours. S’ils ne rentrent pas, ils doivent être chassés et remplacer par d’autres personnes », Ces propos sont de Mungazi Emmanuel un parent qui s’est exprimé sur le mouvement de grève déclenché par les enseignants des écoles catholiques et protestantes depuis ce lundi 30 septembre.
Pour lui, il y a beaucoup de diplômés qui ne sont au chômage par manque d’emploi. Ils ajoutent que si les enseignants refusent de respecter la décision du président de la République, ils doivent être remplacés par ces gens qui ont fini les études et qui n’ont pas d’emplois.
Michel Balola, lui, qualifie la décision des enseignants des écoles catholiques et protestantes de la « non-violence irresponsable ». Il s’étonne de voir les enseignants déclenchés un mouvement de grève dans moins d’un mois de la rentrée scolaire.
Ce dernier ajoute que le fait des enfants de rester à la maison est une perte pour eux et pour les enfants, car ils auront la difficulté de terminer le programme pour le retard d’une semaine qu’ils viennent d’enregistrer.
Furaha Amisi, mère de six enfants dont 4 scolarisés, indique que maintenant les enfants sont exposés à plusieurs dangers comme ils ne vont pas à l’école.
« Moi j’ai laissé mes enfants à la maison, sans savoir ce qu’ils vont faire ni où ils vont aller. Ce qui les exposent aux dangers alors que l’école les épargnent de beaucoup de dangers »,
« Nous étions dans la joie de voir que le gouvernement avait décidé de prendre en charge les enseignants mais le fait de voir encore les enfants à la maison m’attriste », regrette-t-elle.
Disons que les enseignants des écoles publiques conventionnées catholiques et protestantes avaient décidé d’entre en grève le mercredi 25 septembre pour réclamer l’amélioration de leur salaire.
Ce 30 décembre certains parents qui espéraient au levé de ce mouvement, et qui ont envoyés leurs enfants à l’école, ont été désagréablement surpris de voir que les enseignants ne ce sont pas présenter sur leur lieu de travail.
Des voix commencent à se lever au sein de la population demandant au gouvernement de passer au remplacement des enseignants grévistes.
Claude Musengero, Solange Minani






