Bukavu: la marche de la LUCHA dispersée par la police – La PrunelleRDC.info

La marche de la Lucha organisée à Bukavu ce lundi 3 septembre 2018 a été violemment réprimée par des éléments de la Police Nationale Congolaise, PNC alors que les militants n’étaient pas encore arrivés à destination ; c’est-à-dire au secrétariat exécutif provincial de la CENI pour le dépôt de leur mémorandum.

C’est vers 9 heures comme prévu que la petite marche a commencé à la place dite Lucha jusqu’à la CENI où ces militants se sont assis avec leurs messages.

Quelques 15 minutes plus tard des éléments de la police Urbaines sont arrivés sur le lieu et n’ont pas eu à demander quoi que ce soit.

Résultat : des militants séquestrés et molestés violemment, des habits déchirés, certains militants blessés ; après conduits et retenus pendant plus ou moins une heure à la police.

Après leur libération, les militants de la Lucha insistent pour qu’ils déposent leur mémorandum mais la police s’y oppose fermement.

La police est même obligée de suivre la vingtaine des militants jusqu’à la grand-poste pour se rassurer qu’ils ne sont plus dans les parages.

Colère et indignation dans les rangs de la Lucha où on dénonce les deux poids, deux mesures des autorités qui acceptent d’une part les manifestations de leurs partisans et refusent que les autres manifestent.

Ces manifestants envisagent même de porter plainte contre le commandant-ville de la Police devant les cours et tribunaux.

En attendant, au-delà de cette colère après la dispersion de la manifestation, la Lucha estime que l’essentiel a été fait pour l’instant et que la lutte pour des bonnes élections et la démocratie en RDC va se poursuivre.

Rappelons que le 29 Août dernier, la Lucha avait accusé les services de la mairie de refuser l’accusé de réception de leur lettre. Le maire de Bukavu a aussi gardé silence par rapport à cette action des militants pro-démocratie.

Rappelons que le mouvement Citoyen a présenté 7 préalables pour que les élections crédibles se tiennent dans le pays. Parmi ces préalables, figure la non-utilisation de la machine à voter aux prochaines élections prévues à la fin de l’année en cours.

La Rédaction

des élèves en uniforme. Photo d’illustration

Certaines écoles catholiques et protestantes d’Uvira n’ont pas observé l’appel de l’inter syndical des enseignants d’Uvira (SYNECAT et SYNEP). Un appel à la suspension des activités scolaires jusqu’à ce que leurs revendications soient honorées.

 A l’issue d’une assemblée extraordinaire tenue samedi dernier dans les locaux du Lycée Umoja, l’intersyndical des enseignants d’Uvira a appelé les enseignants des écoles catholiques et protestantes d’Uvira de suspendre les activités scolaires sur toute l’étendue du territoire d’Uvira. Ces derniers revendiquent la paie de tous les enseignants Non Payés (N.P ) et les Nouvelles Unités (N.U) du primaire et du secondaire ainsi que les agents d’appoints. L’octroi d’un salaire décent aux enseignants conformément aux accords de Bibwa, conclut monsieur Kinginda Kimbalu de la synergie des écoles catholiques d’Uvira, SYNECAT.

D’après la ronde effectuée par votre rédaction ce lundi, plusieurs écoles catholiques et protestantes n’ont pas observé cet appel. C’est le cas de l’école primaire Munanira, Ezio Meloni ou encore l’école primaire Kavimvira, des écoles conventionnées catholiques ou le cours se sont déroulés sans faille. Même cas observé de la part des certaines écoles protestantes comme l’institut Kitundu. Par ailleurs, les enseignants de l’Institut Mwanga, Lycée Umoja, Institut Zawadi ou encore ITAV Kasenga sont restés solidaires à l’appel de l’inter syndical. Des élèves se sont retrouvés dans des salles de classe mais ils n’y avaient pas d’enseignants pour les prendre en charge. Une évaluation a été faite dans les après-midi de ce lundi. Ou d’après l’intersyndical, 85% des enseignants ont respecté le mot d’ordre.

Ce mouvement de grève va se poursuivre jusqu’à ce que le gouvernement congolais va répondre à leurs revendications, renchérit le président de l’intersyndical monsieur Irenge Dieudonné.

Elie Lambert Kalembire, depuis Uvira

Le député provincial Saidi Balikwisha. Ph. Laprunellerdc.info

C’est officiellement ce Lundi 30 Septembre que s’est ouverte à Goma la session ordinaire à l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu, cette session qui est essentiellement budgétaire devra aller du 30 septembre au 29 Décembre 2019.

Selon le président de cet organe délibérant, cette nouvelle session aura aussi comme grande priorité la sécurité, l’accès à l’eau et  à l’électricité mais aussi elle concernera aussi la récolte  des rapports des députés venus de leurs vacances parlementaires.

Au cours de son allocution devant ses collègues Robert Habishuti Seninga a insisté sur la question des travaux budgétaire qui seront bientôt menée par cette institution en vue de pouvoir répondre aux attentes de la population et invite ses collègues à une grande responsabilité afin de réaliser les tâches qui leurs sont imparties pour l’intérêt supérieur de la population. En bref, pour qu’ils remplissent correctement leurs missions.

Selon le député Saidi Balikwisha, élu de la circonscription électorale de Beni, ces vacances ont été plus bénéfiques du fait qu’elles ont permis de faire la restitution et la récolte des doléances auprès de la base  afin d’y sortir des recommandations à soumettre au pouvoir exécutif pour leur exécution.

Pour lui, son rapport est plus dominé par les problèmes d’insécurité qui continuent à battre record dans cette partie de la province.

«En chefferie de Bashu la situation est toujours calamiteuse et dans tout Beni en général, C’est d’ailleurs ce qui nous a poussé à lancer l’opération de deux cents dollars contre une arme pour amener les jeunes qui s’adonnent aux groupes armés à déposer les armes et contribuer à la consolidation de la paix ou même ils peuvent se lancer dans les petites activités génératrices de revenus pour gagner leurs vies » indique Saidi Balikwisha.

Balikwisha lance un vibrant appel à toute la population de Beni de soutenir les forces loyalistes afin de mettre dehors les ADF et leurs alliés qui insécurisent du jour le jour la population locale.

«La population en a déjà marre. Nous demandons à toutes les autorités sur tous les plans de soutenir nos forces loyalistes en espérant qu’ils seront à la hauteur de mettre hors d’état de nuire les ADF et leurs alliés qui sèment la terreur dans la population » insiste-t-il.

Ce dernier a évoqué un bilan d’au moins 3 Personnes assassinées en l’espace d’une semaine, dont un cas à Kabasewa , un à Cisunga et l’autre à Karuruma. Il accuse les services de renseignement de cette contrée qui « n’arrivent pas à assumer correctement ses responsabilités » tout en promettant de mener une forte sensibilisation à l’endroit de ses différentes forces négatives se trouvant dans plusieurs coins afin qu’elles se retirent et de bâtir un  » Beni fort et Prospère » pour un développement durable.

Signalons que les conditions  de vies dans plusieurs  maisons pénitentiaires ont conduit cet élu à soumettre une question orale avec débat au ministre provincial en charge de la Justice pour la réglementation de la situation qu’il juge de « calamiteuse » dans ce  secteur.

Freddy Ruvunangiza, depuis Goma

Le bâtiment de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu dans la ville de Bukavu

Les députés provinciaux Sud-Kivu n’ont pas dérogé à la règle ce 30 septembre. Comme sur l’ensemble du territoire national, ils étaient présents à l’hémicycle provincial pour la cérémonie officielle d’ouverture de la session de septembre. Une session essentiellement budgétaire.

Le président du bureau de l’organe délibérant, Zacharie Lwamira qui a officiellement présidé l’ouverture de la session est passé en revue les matières qui seront traitées au courant de la dite session.

C’est entre autres, le vote du budget exercice 2020 du gouvernement provincial, l’audition des rapports de commissions parlementaires menées en province, la présentation et l’audition des rapports de vacances parlementaires des députés et plusieurs autres matières similaires à celles de la récente session parlementaire.

Au cours de la cérémonie d’ouverture, le président du bureau de l’Assemblée provinciale est revenu sur l’actualité de la province en évoquant le point sur les incendies à répétition observés ce dernier temps dans la ville de Bukavu.

Zacharie Lwamira est aussi revenu avec insistance sur la question de la gratuité de l’enseignement prônée par le président de la République en montrant que l’Assemblée Provinciale du Sud-Kivu soutient à 100% cette gratuité et a adressé un message aux enseignants en grève pour leur demander de rentrer à l’école et mettre fin à cette grève car dit-il  »  il est temps de se mettre au travail ».

Dans son discours d’ouverture, Lwamira a réaffirmé la détermination de l’organe délibérant de faire un contrôle parlementaire dans le détournement des fonds alloués à la campagne de distribution de la moustiquaire imprégnée d’insecticide à la Division Provinciale de la Santé et a exhorté tout le monde à une franche collaboration avec son équipe dans la collecte des informations y afférentes.

Signalons que cette rentrée parlementaire de ce lundi a connu une présence non discrète de Mushi Bonane qui se réclame avoir été élu dans la Ville de Bukavu et dont l’arrêt du Conseil d’État a validé, selon ses dires une position contestée par plusieurs députés provinciaux en contentieux avec lui au Conseil d’Etat.

Bertin Bulonza

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