
Le mouvement citoyen lutte pour le changement regrette le faible progrès dans l’application et la mise en œuvre de la Résolution 2348 de l’ONU sur la RDC de Mars 2017 « pourtant contraignante » et demande au conseil de sécurité de voter en faveur du renouvellement du mandat de la MONUSCO.
Un renouvellement qui aura entre autres comme objectifs, l’éradication des groupes armés à l’Est de la RDC et la stabilisation effective du pays. Ceci est contenu dans un mémorandum du mouvement citoyen lutte pour le changement (lucha) adressé au Conseil de sécurité de l’ONU et déposé ce Lundi 26 mars à la Monusco Bukavu.
C’était lors d’un sit-in devant le quartier général à Bukavu que la Lucha a aussi plaidé pour un retrait progressif, rappelant sa position en faveur d’une transition sans Kabila.
“Cette transition sans Kabila est le seul chemin pour espérer à l’organisation es élections libres, inclusives, démocratiques, apaisées et cela ne peut se concrétiser sans l’appui effectif de l’ONU” lit-on dans le mémorandum.
Pour les militants de ce mouvement citoyen, qui qualifient le processus électoral “d’opaque”, ce sit-in s’inscrit dans le cadre du renouvellement du mandat de la Monusco car selon eux, la mission de l’ONU a encore un rôle plus important à jouer au Congo.
Pour Judith Maroy, il faut que ce nouveau mandat offert à la Monusco soit contraignant et non seulement « une Monusco qui observe ».
« Nous voulons que la Monusco ai un mandat plus contraignant et robuste, nous ne voulons pas voir seulement la Monusco qui observe pendant la manifestation pacifique ; qu’on élimine sur terrain et la Monusco est là entrain d’observer. Nous voulons cette fois-ci qu’il soit un mandat qui agit et qui n’est pas là seulement pour observer et donner rapport » a dit Judith Maroy.
Cette « mission plus robuste et contraignante » selon Judith Maroy, sous entend que la « Monusco soit capable d’agir par rapport à la stabilité, aux élections et à tout ce qui se passe dans notre pays » insiste t- elle.
Le chef de bureau de la Monusco Sud-Kivu a promis de transmettre ce mémorandum au conseil de sécurité des nations unies espérant que les revendications soient prises en compte. Il a par ailleurs expliqué à ces militants pro-démocratie, les différentes difficultés auxquelles fait face sa mission.
Jonas Kasula Arsène










