Des participants à la réunion d’évaluation.
La participation, accompagnement dans le processus électoral, l’appropriation des activités du centre par les jeunes, l’implication pour la résolution des conflits miniers et autres sont des avancées qu’a connues le projet « le rôle de l’Église Dans la promotion de la gouvernance participative et de la bonne gouvernance pour la paix ».
Ce constat a été fait ce mardi 21 mai 2018 au cours d’une réunion organisée par la Commission Diocésaine Justice et Paix.
L’objectif de cette rencontre était d’évaluer les activités mises en œuvre en vue de découvrir les meilleures facettes qui ont donné au projet son succès et sa vitalité.
Parmi les points de succès de ce projet financé par CAFOD, figure aussi l’implication des parlementaires et du gouvernement provincial dans le plaidoyer en faveur des exploitants miniers et des délocalisés.
Ce projet de 8 mois qui a commencé du 1 aout 2018 au 31 mars 2019 a impliqué des jeunes de Bukavu dans les problèmes locaux qui font la différence dans les communautés et les a amené à revendiquer pacifiquement leurs droits par le sport, la musique et la technologie pendant la période pré-électorale afin de prévenir l’escalade et l’étincelle des troubles et de la violence dus au report des élections.
Néanmoins plusieurs défis restent encore à relever.
«Parmi ces défis, il y a la tentative de la rupture du cycle électoral, le mandat des membres du bureau de la CENI qui prend fin en juin 2019, le faible rayonnement et l’ appui du centre des jeunes, faible accompagnement des coopératives minières, des coopératives minières sans personnalité juridique, faible vulgarisation du code minier révisé, destruction de l’environnement et non aménagement du terroir, faible vulgarisation de l’étude sur l’impact environnemental, faible accompagnement des autorités, la corruption, non-respect des engagements(cahiers de charge) ,absence de participation de la société Banro dans les réunions(cadres d’échange),faible communication entre la communauté locale et les sociétés minières, faible consultation des ouvrages dans le centre des jeunes » affirme Théodore Bahimba,animateur au sein du projet dans une interview accordée à la presse locale après l’évaluation.
Il sied de signaler que ce projet avait des activités dans le domaine des élections et dans la gouvernance minière. Ce projet a en plus impliqué les membres du parlement provincial pour qu’ils soutiennent les communautés locales dans leurs efforts pour obtenir leurs droits des acteurs du secteur minier.
Cette activité a eu lieu dans la salle Murhula de la Commission Diocésaine Justice et Paix (Cdjp) à Bukavu, au Sud-Kivu.






