Le bureau du quartier Nyalukemba Ph. Laprunellerdc

La 33ième région militaire rejette les accusations du chef de quartier Nyalukemba, qui a récemment pointé du doigt des éléments des Forces armées de la RDC se trouvant au camp militaire Saïo dans l’insécurité observée ce dernier dans son entité.
Au cours d’une interview accordée à nos confrères de Radio Svein Bukavu, le porte-parole adjoint de la 33ième région militaire qualifie ces accusations de non fondées.
Pour lui, les Forces armées de la RDC qui sont basées dans le camp militaire Saïo sont contrôlés. Leurs mouvements d’entrée et de sortie suivis par leurs responsables directs.
Le capitaine Dieudonné Kasereka renseigne que la région militaire a instauré le système de gestion de « dix maisons » pour permettre le contrôle efficace de ces mouvements des militaires par leur hiérarchie.
« Le camp militaire Saïo ne peut pas être une source d’insécurité. Les militaires y sont cantonnés et contrôlés par leurs chefs. Le commandant du camp y a institué un système de Nyumbakumi, ou 10maisons contrôlés par un chef, àfin de bien contrôler les mouvements d’entrer et de sortie des militaires. Maintenant dire que ce sont nos éléments qui insécurisent son entité c’est mentir. Je ne pense pas qu’il peut avoir des preuves de ces accusations. Et s’il en a, qu’il vienne nous les montrer. Dire que le camp est la source d’insécurité c’est trop dire » tranche le capitaine Kasereka.
Le chef du quartier Nyalukemba Deo Kurasa a accusé lundi dernier des éléments FARDC, logés au camp Saîo, d’être à la base de l’insécurité signalée ce dernier temps dans son entité.
Au sortir du traditionnel conseil de sécurité tenu dans la salle de réunion du bureau du quartier Nyalukemba, celui-ci a fait savoir que la plupart des cas d’insécurité enregistrés sur différentes avenues du quartier Nyalukemba, sont perpétrés par certains éléments FARDC, venus du Camp militaire Saio.
Parmi ces cas les plus récents, il a cité, celui enregistré dans la cellule d’Irambo, où « un militaire bien identifié et résident au camp Saio était surpris par la population en train de tracasser les passants ».
Honneur-David Safari







