Pendant deux jours, soit du lundi 14 au mardi 15 Août 2017, l’organisation de défense des droits et de la liberté de la presse compte outiller les journalistes sur leurs droits mais surtout leurs devoirs en alertant sur des délits de presse dans leur exercice quotidien.
Dans son mot d’introduction, monsieur Scott Mayemba chargé des programmes de Jed a relevé que même si la liberté de la presse est d’or, dans la pratique il reste encore beaucoup à faire.
« l’impunité c’est l’un des maux graves dont souffre aujourd’hui notre pays dans presque tous les secteurs ,plus particulièrement celui des droits de l’homme .dans la presse ,cette impunité entretient le sentiment d’insécurité parmi les journalistes et conduit à la censure et à l’autocensure qui sont aussi nuisible à la liberté de la presse que les arrestations et les emprisonnements des journalistes .par peur de mourir ou d’aller en prison ,des journalistes meurent dans leur silence ou s’enchainent eux-mêmes en se censurant » a fait remarquer Scott.
Journaliste en danger rassure aussi que les plaidoyers se poursuivent pour parvenir à réformer des lois et pratiques « liberticides et archaïques ».
Mais en attendant, l’organisation demande aux journalistes de les respecter
« En attendant, nous devons connaitre ces textes, même si nous ne les aimons pas ; nous devons savoir quelles sont les limites que ces textes nous imposent et à quoi nous nous exposons quand on franchit certaines limites prévues par la loi ».
Le formateur du Jour ,Me Godefroid Kabongo a exposé pour ce premier jour ,sur la liberté en toute responsabilité car “la liberté n’est pas égale à protectionnisme” ,insistant sur la nécessité de dépénaliser les délits de presse. La liberté n’est pas un acquis mais un conquis a martelé Godefroid Kabongo.
Cet atelier qui se tient à l’hôtel Exodus en commune d’Ibanda connait la participation de plusieurs journalistes de différents médias de la ville de Bukavu.
Honneur-David Safari






