Préparation de la viande de porc avant la vente au Beach Muhanzi. Ph. Laprunellerdc.info

La Société Civile sous-noyau de Nkafu accompagnée des mouvements citoyens Lucha et Amka Congo ont appelé les vendeurs du marché «beach Muhanzi» à ne plus payer les taxes à cause de l’insalubrité dans laquelle ils vivent.
Ça s’est passé lors d’une tribune d’expression populaire tenue ce samedi 7 septembre dans ce même marché .
Pour le président de la société civile sous-noyau de Nkafu, Julien Namegabe, cette décision est prise pour s’opposer aux conditions « non hygiéniques » dans lesquelles vivent les vendeurs et vendeuses de ce marché.
«Une grande partie de la ville de Bukavu se procure des denrées alimentaires et autres produits des premières nécessités dans ce marché. Nous les structures citoyennes et les vendeurs, nous avons opté que nous allons commencer par la campagne sur la désobéissance fiscale et cette désobéissance se porte bien depuis ce samedi. Nous avons demandé à tous les vendeurs et vendeuses de vaquer à leurs occupations, de faire bien leurs activités quotidiennes mais sans payer aucune taxe et cela parce que l’insalubrité qu’on trouve aujourd’hui dans ce marché expose aux vendeurs à des graves et dangereuses maladies telles que la malaria, le choléra et la maladie à virus Ebola que nous sommes en train de combattre ce dernier temps . », explique Julien Namegabe.
Il indique que ce marché reçoit beaucoup d’habitants qui exercent des multiples activités.
Les vendeurs de leur côté précisent que depuis le samedi passé ils n’ont pas payé des taxes comme leur a demandé la société civile.

des acteurs sociaux en pleine action au beach Muhanzi
Pour eux, les clients refusent souvent d’acheter leurs marchandises à cause de l’insalubrité pourtant ils paient la taxe d’assainissement.
« L’insalubrité nous dispose à beaucoup des maladies et quand il pleut tous les déchets que les eaux amènent se stockent dans le marché à tel point que les clients qui pourraient acheter n’achètent plus », nous dit un vendeur de viande retrouvé sur place.
Rappelons que le Maire avait écrit une lettre dans laquelle il indiquait que les travaux d’évacuation allaient commencer mais selon rien n’a été fait jusque-là.
Claude Musengero







