Bukavu: IDAKI réunit les acteurs autour des obligations des coopératives minières au regard de l’actuel code minier

IDAKI
Plénière Idaki

Début ce mercredi 26 septembre 2018 des travaux de la 8ième  plénière du cadre de concertation sur  les investissements durables au Kivu, IDAKI.

Celle-ci se penche sur les droits et obligations des Coopératives minières au regard du Code minier révisé.

Selon Raoul Kitungano, vice-président chargé des Programmes au comité de pilotage de cette plateforme, cette plénière vise à susciter la réflexion sur les changements qu’apporte le Code minier de la RDC quant à l’organisation et le fonctionnement des Coopératives minières et la gestion de l’artisanat minier.

La plénière IDAKI se propose d’analyser les défis majeurs liés à la création et la constitution des Coopératives minières dans le contexte de la RDC.

Le panel introductif pour ce premier jour a traité de  l’incidence de la législation minière sur la constitution des sociétés coopératives. Les panélistes se sont appesantis sur l’enregistrement des Coopératives minières dans le registre au niveau des ETD.

La question dégagée est celle-ci selon Raoul Kitungano: « que faire lorsque le registre n’est pas mis en place, quelle conduite à tenir ». 3 phases ont été identifiées : créer, enregistrer et agréer, répond le chargé des programmes.

« La première présentation qui porte sur l’état des lieux quant au fonctionnement des Coopératives minières au Kivu. Constat sur le fonctionnement des Coopératives minières :  les propriétaires des Coopératives minières sont des opérateurs économiques et politique, les Coopératives minières opérationnelles n’octroient pas à leurs membres des meilleures conditions de travail et pas d’équipements, beaucoup de Coopératives minières ont des bureaux en ville et moins de représentation sur le terrain, la plupart des Coopératives minières au KIVU fonctionnent sans l’agrément du Ministre des Mines, La deuxième présentation aborde les défis et perspectives pour un partenariat gagnant-gagnant entre les Coopératives minières et les entités de traitement. Il se dégage que les entités de traitement préfèrent financer les négociants au lieu de passer par les Coopératives minières, les négociants financent les exploitants miniers artisanaux pour avoir l’exclusivité de la production, certaines Coopératives minières font travailler leurs membres dans des périmètres concédés, ce qui les exposent à des conflits. Dans les perspectives, il est question de faciliter aux Coopératives minières à accéder aux crédits et prêts bancaires. L’autre élément soulevé c’est de renforcer le climat de confiance entre bon les membres des Coopératives minières pour les inciter à libérer leurs parts sociales ainsi que les capacités techniques et matérielles de ces Coopératives minières » rapporte Raoul Kitungano.

Il sied de signaler que les travaux prendront fin ce 27 septembre 2018 dans la Ville de Bukavu au Sud-Kivu. Les assises se tiennent au Centre Régional de Paix de RIO à Nguba dans la commune d’Ibanda.

La Rédaction

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