Le mouvement n’aura duré que 24 heures. Les femmes vendeuses des souliers usagers de marché de Kadutu viennent d’accepter de mettre fin à leur sit-in devant l’hôtel de ville ce vendredi 01 mars suite à l’intervention du vice gouverneur et gouverneur ad intérim.
Hilaire Kikobya les appelé à mettre fin à leur mouvement en leur promettant que les portes des dépôts ouverts sur le lieu de vente seront fermées et que leurs activités se dérouleront sur le lieu sans problème.
« Vous dites qu’il y a un problème au marché là où vous exercez vos activités et qu’on y a placé des portes, donc nous sommes dans l’obligation de les fermer. C’est pourquoi je dis, que ça soit le maire ou toute personne qui s’est permise de construire sur ce lieu et placer des portes sur l’espace de vendeurs des souliers usagers, aujourd’hui même il doit fermer. Le nouveau président de la Réplique Félix Tshisekedi ne veut pas des troubles dans le pays. Nous devons lui donner du temps pour construire ce pays et nous ne voulons pas des gens qui créent des désordres. Raison pour la quelle nous allons partir ensemble là où il y a le problème pour y mettre fin afin que vous exerciez normalement vos activités. », a t il dit devant les manifestants.
Il les a ensuite appelé à éteindre le feu qu’elles avaient allumer sur la chaussée et de le suivre. Ensemble ils ont marché à pieds de la mairie jusqu’au marché de Kadutu.
Rappelons que c’est depuis ce 28 février que ces femmes étaient en sit-in devant la mairie où elles ont passé la nuit pour dire non à ce qu’elles qualifiaient de spoliation de leur lieu de travail. Au petit matin, elles ont été attaquées par des enfants de la rue qui ont blessés plus de cinq personnes dont trois femmes et deux hommes et ils suivent des soins dans un centre médical de la place. Une moto et six téléphones ont été emportés par les mêmes enfants de la rue, nous rapporte Julien Namegabe président de la société civile sous noyau de Nkafu.
Zozo Sakali président urbain de la société civile annonce d’ailleurs qu’une plainte a été déposée contre le maire soupçonné d’avoir instrumentalisé ces enfants de la rue.
Irenge Bagenda






