Bukavu: Ek’Abana sur terrain pour éradiquer la justice populaire – La PrunelleRDC.info

Il était question d’identifier les causes et les conséquences de la justice populaire dans une société. Pour les organisateurs, le manque de l’amour patriotique, le manque d’information sur la présomption d’innocence alors qu’elle est consacrée par la constituions de la république démocratique du Congo et la non considération de la vie humaine comme sacrée sont des principales causes de la justice populaire dans certains coins de la ville de Bukavu. D ‘autre participants à ce débat pensent à la léthargie ou le dysfonctionnement de l’appareil judiciaire qui seraient aussi parmi les causes.

Pour Donatus Birindwa, médiateur juridique du foyer Ek’Abana, l’objectif de cette séance de sensibilisation était d’amener les jeunes, les femmes, les cadres de base et acteurs de la société civile à comprendre les conséquences de la justice populaire qui est devenue monnaie courante dans plusieurs quartiers de la ville de Bukavu.

« La justice doit être faite par les agents judiciaires et non par la population parce que cela fait à ce que les innocents deviennent des victimes de la justice populaire »

Donatus ajoute que depuis que le phénomène « Mujakaji » bat son plein dans certains quartiers, son organisation n’a même plus de place ou mettre des enfants victimes de la justice populaire accusés de la sorcellerie.

Dans ces assises des résolutions ont été prises entre la population et les cadres de bases. Ces résolutions sont entre autre l’amour du prochain et l’esprit de l’humanisme. Ils ont aussi reformulés des recommandations à l’égard des autorités compétentes pour que cette question soit éradiquée dans la société. Pour eux, l’Etat doit rendre justice à ces victimes en interpellant les coupables des atrocités mais aussi doit protéger des acteurs qui dénoncent les présumés coupables.

« Grace à Ek’Abana, nous avons effectivement compris beaucoup des choses parce que nous faisons des choses par manque d’information. Et je pense que comme ils l’ont dit, il faut vraiment arrêter la justice populaire et de toujours remettre les suspects dans les mains de la police » a dit un participant, au sortir de ces assises.

Cette sensibilisation a eu lieu dans la salle secteur Nord camp TV, sur avenue docteur Lurhuma, paroisse de Cimpunda au quartier Nyakaliba en en commune de Kadutu. Une autre séance s’est poursuivie à Burhiba, cette fois dans la commune de Bagira, un secteur où la maman Mujakazi fait aussi la loi.

Honneur-David Safari

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