Bukavu: des enlèvements suivis des demandes des rançons toujours signalés (Témoignage)

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Place de l'indépendance à Bukavu.

Les cas d’enlèvement des personnes continuent à être signalés dans la ville de Bukavu et envions au cours de cette année 2018.

Deux familles ont été victimes de ce phénomène au cours du mois de février 2018 sur l’axe Essence-Panzi par exemple.

Des familles victimes qui rapportent ces cas à laprunellerdc.info rapportent le même mode opératoire de ces malfrats qui opèrent à travers des voitures et autres jeeps à la recherche de leur butin.

A part le cas d’enlèvement de  monsieur Bahati Bengeha Samy, rapporté à laprunellerdc.info le 9 février 2018 qui a été libéré après paiement de 500 dollars américains sur les 3000 exigés au départ par les ravisseurs, un autre cas  a été répertorié sur ce même axe.

Il s’agit cette fois, d’une femme qui a requis l’anonymat et qui a passé plusieurs jours entre les mains de ces kidnappeurs avant d’être jetée dans un caniveau vers Kamagema à Panzi le dimanche 18 février dernier.

Son frère que nous avons rencontré dans une structure sanitaire s’est confié à notre rédaction. Il explique les circonstances de l’enlèvement de leur sœur et les péripéties de libération qui s’en sont suivies.

« C’était lundi le 12 février alors qu’elle revenait ses occupations quotidiennes. Arrivée à l’Essence, elle a voulu prendre un bus et lors que son pied était déjà dans ce bus, elle a aperçu un taxi à côté d’elle et quelqu’un l’a alors appelé par son nom lui demandant d’entrer dans ce taxi car il était déjà plein et prêt à partir. Elle s’est retournée et a vu deux mamans dedans et un autre homme à côté du chauffeur, ce qui l’a rassuré. Quand elle a vu que c’étaient des femmes qui l’appelait par son nom, elle est entrée et le taxi a commencé son chemin. Dans la suite, elle a eu à demander au chauffeur pourquoi cette fois, il n’a pas pris soins de mettre 4 personnes sur le siège de derrière et 2 à côté du chauffeur comme de coutume sur cet axe, et le chauffeur lui a dit qu’il va prendre d’autres personnes en route. Ils ont poursuivi leur route jusqu’à l’entrée de l’Université Evangélique en Afrique UEA.  Distraite par ses bourreaux, ils lui ont bandé les yeux et ils ont dis qu’ils avaient une arme pour tuer si elle bougeait et ont commencé à faire des manœuvres pour ont retourné jusqu’à l’Essence (parce qu’elle pouvait entendre l’itinéraire à partir des cris des convoyeurs sur des bus des transports en commun). Elle est arrivée jusqu’à la place de l’Indépendance car elle a suivi appeler Bagira et à partir de ce moment elle n’a plus su la destination et s’est juste retrouvée dans une maison enchaînée et un sac de sable au ventre et au dos de temps en temps ».

Comment a-t-elle été alors libérée ?

« Ils ont commencé à appeler pour exiger qu’on leur envoie six cents dollars américains. Nous avons juste informé la police en demandant qu’elle ne nous accompagne pas dans cette démarche parce que les bandits étaient informés de tous nos mouvements. Puis ils ont dis qu’ils devaient la tuer le vendredi et nous avons envoyé à trois reprise les 600 dollars en raison de 200 dollars par transfert mobile mais ils ont continué à exiger de l’argent et nous leur avons demandé de laisser notre sœur se repentir avant de la tuer. Enfin comme dans un rêve on a vu un message le dimanche vers 15 heures que nous allons retrouver notre sœur à 20 heures. Et ce dimanche vers 20 heures, les témoins rapportent qu’ils sont venus avec une jeep qui n’avait pas de plaque et qui était décorée comme si elle se dirigeait à une cérémonie mariage. Ils ont jeté la personne dans un caniveau et ont directement rebroussé chemin et c’est là que les garçons qui vendent dans des boutiques à Kamagema sont allés voir qu’est-ce qu’on y a jeté et l’ont trouvé agonisant. Les jeunes ont amené notre sœur à la police qui, à son tour nous a appelés et nous l’avons amené à l’hôpital pour des soins et elle n’est sortie qu’après une semaine d’hospitalisation » raconte le frère de la victime.

Les cas d’enlèvement ont été récurrents au cours de l’année 2017 dans la ville de Bukavu. Des ravisseurs exigeaient aussi la rançon pour libérer la victime. La police nationale Congolaise avait alors arrêter quelques personnes soupçonnées d’être impliquées dans ce dossier mais jusqu’à présent, aucun procès n’a été tenu pour mettre au clair cette situation qui a créer la psychose dans toute la ville et ses périphéries.

Adonis Lubambo

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