Bukavu: «Congo Handicap» veut écouter les candidats sur l’accessibilité du processus électoral aux personnes en situation de handicap – La PrunelleRDC.info

L’organisation Congo  Handicap sous l’appui financier du  royaume de  Belgique veut s’impliquer dans le processus électoral pour s’assurer que les désidérata des personnes vivant avec handicap soient repris dans les programmes des candidats députés nationaux et provinciaux.

C’est dans ce cadre qu’une conférence de presse est organisée ce mercredi 28 novembre 2018 à Bukavu.

Selon les organisateurs, cette conférence de presse sera animée pour candidats députés provinciaux et nationaux, qui auront une occasion pour présenter leurs différents projets de sociétés sur l’accessibilité  du processus électoral aux personnes en situation de handicap.

Ladite conférence s’organise  dans  le  but  de promouvoir l’inclusion en  augmentant la participation des  personnes handicapées aux futures élections en RDC en  général, et en particulier dans la ville de Bukavu, et dans  tous les  territoires  de la  province du Sud-Kivu, disent les organisateurs.

A l’issue de cette conférence, les participants s’attendent  aux  mesures que doivent prendre les candidats pour améliorer la participation  des personnes handicapées dans les bureaux de vote, pour  s’assurer de l’accessibilité complète des salles qu’ils réservent à cette catégorie des personnes vulnérables: aucun obstacle ne doit compromettre la circulation (marches, pentes raides, mobiliers encombrant les passages) et  la largeur des passages doit être suffisante pour faciliter les handicapés.

Tout cela entre dans le cadre du projet  dénommé PECHGP (Projet d’Education Civique Handicap   et la  Gestion de la chose Publique) de l’organisation.

Le projet de  Congo  Handicap  qui a pour l’objectif de renforcer  le plaidoyer  pour l’inclusion des personnes  handicapées  dans  les différents débats sur les processus électoraux en République  Démocratique du Congo,  va  faciliter  la mise  en œuvre  de stratégies, d’actions   et de politiques  publiques  qui renforcent et  les  soutiennent  cette  catégorie  de personnes.

Cette structure  annonce qu’elle va  travailler  en collaboration avec  les  parties  prenantes  au processus électoral (  la CENI, les candidats, les   leaders locaux, les  plateformes  d’OSC  de personnes  handicapées,  et  les médias ) sur les  droits de  personnes  handicapées  au moyen de  la  Convention Internationale sur  les Droits  des personnes  Handicapées   et des Elections.

Ce projet sera  mis  en œuvre  dans la ville de Bukavu, et dans quelques territoires de la province du Sud-Kivu notamment le territoire de Kabare, et  celui de  Mwenga. Le projet ce conforme à la stratégie de Peace Building Function  en matière de Démocratie et de gouvernance sur la participation  inclusive aux processus électoraux et il est le premier du genre.

L’organisation rappelle que le projet se déroule dans un climat politique très tendu et parsemé des stratégies des tractations et du Manque de consensus autour de la machine à voter et du seuil électoral. En outre, la province du Sud-Kivu est de plus en plus le théâtre de violations des droits  de l’homme et des assassinats perpétrés par des hommes en uniformes non autrement identifiés, des milices locales et étrangères. La plus part des victimes qui se retrouve sans défense dans cette situation sont les personnes handicapées, note Congo Handicap.

Congo Handicap a visé les organisations des personnes vivant avec handicap, les médias, les partis politiques, les personnes vivant avec handicap, les candidats députés provinciaux et nationaux pour participer à cette conférence de presse.

Eric Shukrani

« Le gouvernement congolais doit prendre conscience des richesses touristiques et de les valoriser… »

Cette déclaration est de l’assistante au département du tourisme et hôtellerie à l’ISP-Bukavu, Bernadette Atosha Byemba à l’occasion de la journée mondiale du tourisme célébrée le 27 Septembre de chaque année.

Le thème retenu cette année est le «tourisme et emploi, un avenir meilleur pour tous »

Selon  Atosha Byemba, coordinatrice de l’Agence de la Promotion et la Valorisation du Tourisme (APROVATOUR), l’inexploitation des sites touristiques occasionne un manque à gagner et fait perdre beaucoup d’emplois à la Province et au Pays. 

« la quasi totalité des sites est encore naturelle et inexploitée alors que c’est l’exploitation de ces derniers qui fera du Sud-Kivu, une province de destination par excellence et une source de création d’emplois. le tourisme fait donc partie des secteurs qui touchent toutes les différentes couches sociales bien qu’il reste encore beaucoup à faire, il est un pilier du développement économique par excellence

Par ailleurs, cette chercheuse et enseignante a profité de passer en revue l’état de lieu du tourisme dans la province du sud Kivu où actuellement, la province compte 109 sites touristiques dont 28 dans la ville de Bukavu,7 en territoire de Walungu ,10 dans Fizi,11 à d’Uvira ,14 en territoire de Mwenga ,10 en territoire de Shabunda ,13 en territoire de Kabare, le territoire d’Idjwi et celui de kalehe compte respectivement 7et 8 sites.

Cependant, plusieurs facteurs contribuent au blocage du développement du tourisme entre autres la politique, l’économie, les infrastructures et la sécurité.

Bernadette Atosha invite le gouvernement congolais à prendre conscience des richesses touristique que regorgent le Sud-Kivu et la RDC les valoriser afin d’inciter les partenaires à investir dans le secteur touristique et accroître ainsi le nombre des touristes tant nationaux qu’internatinaux vue que

«le tourisme c’est l’or blanc du troisième millénaire».

Le gouvernement provincial du Sud-Kivu doit aussi penser à réhabiliter le musée culturel du Kivu à Muhumba dans la ville de Bukavu en y ramenant des espèces animales (les serpents, crocodiles, Chimpanzé,…) comme ça se fait dans d’autres pays envie de permettre aux personnes qui ont moins de moyens de se rendre au PNKB ou à Lwiro de voir aussi ces espèces rares qui font la fierté de la RDC.

Aux parents et aux autorités des établissements scolaires de cultiver dans la mentalité des enfants le goût du tourisme en organisant des excursions, randonnée et safari dans différents sites de notre province pour les permettre de découvrir leurs milieux et différentes espèces animales qui y vivent.

Saluant la ferme détermination des responsables du Centre de Recherche en Sciences Naturelles ( CRN-LWIRO) dans la réhabilitation des primates, Atosha Byemba a tenu à remercier les personnes qui se sont impliquées dans la résolution des conflits entre le Parc National du Kahuzi-Biega (PNKB) et les pygmées et appelle les uns et les autres au respect des engagements pris., conclut la coordinatrice de l’Agence de la Promotion et la Valorisation du Tourisme (APROVATOUR), Bernadette Atosha.

Signalons qu’au Sud-Kivu aucune activité n’a été organisée ni par la division du tourisme ni par le ministère, à l’occasion de cette journée dédiée au tourisme.

Abdallah Mapenzi

Cinq humoristes de la sous-région des grands lacs seront sur scène ce samedi 28 septembre 2019 en début d’après midi.

Pour la première fois ils vont tous monter sur scène et dans un spectacle d’humour intitulé «plat du jour», ces cinq humoristes vont égayer le public Gomatracien à l’Institut Français à partir de 17 heures. 

Sous l’accompagnement de l’Institut Français et la Coopération Suisse, ces humoristes du Congo, du Rwanda et du Burundi ont été ensemble pour préparer cette œuvre qu’ils présentent pour la première fois à Goma aujourd’hui samedi 28 septembre 2019.

«Le plat du jour» que les humoristes  invitent à déguster cet après midi à Goma, consiste à faire passer un message au public  sur «leurs différences mais qui les unissent ».

«C’est une grande fierté pour nous car c’est la première fois que les humoristes de la région des grands lacs se mettent ensemble et tous dans une même pièce comme si on jouait au théâtre mais qui n’est que du théâtre. » dit Joyeux Bin Kabodjo, l’un d’eux à Laprunellerdc.info.

Parmi les acteurs qui montent sur scène ce soir on peut voir, Espoir Bulangalire le «réparateur des Fans», Joyeux Bin Kabodjo, et d’autres du Rwanda et du Burundi.

Selon les organisateurs,  ce spectacle se fera en tournée qui commence à Goma puis suivre Bukavu, Kigali et enfin Bujumbura.

Les organisateurs invitent donc le public de Goma à venir nombreux déguster «le plat du jour » préparé pour eux, pour les divertir, le faire rire, l’égayer. L’entrée est libre et gratuite, insistent-ils

Jean-Luc M.

Vue du Lycée Wima, une école Conventionnée Catholique de Bukavu. Photo d’illustration

C’est visiblement une pilule amère pour les parents et élèves de la province du Sud-Kivu. Plusieurs ne supportent pas la grève annoncée par les enseignants du secteur Conventionné (Catholique et Protestant) déclenchée depuis le 25 septembre 2019 dernier à Bukavu.

Une grève qui arrive alors que l’Etat a décidé de prendre en charge ses enseignants et interdit formellement le paiement d’un quelconque à l’école primaire.

A Bukavu comme dans plusieurs autres villes et territoires de la Province du Sud-Kivu, c’est la colère. Beaucoup ne comprennent pas « la précipitation » des syndicalistes du secteur catholique et protestant qui n’ont pas donné « respecté les procédures pour arriver à la grève » comme le prévoit la loi.

Nombreux suspectent l’Eglise Catholique du Sud-Kivu, principalement, d’être le véritable bénéficiaire de la prime et à la base de cette grogne des enseignants de son secteur. L’Eglise Catholique suivie naturellement par celle Protestante quand on parle de la prime, car étant les plus grands bénéficiaires, rappelle d’ailleurs l’UDPS Bukavu.

«Le Kapita, notre monsieur, que l’Etat a désigné pour gérer les écoles en son nom s’est enrichi plus que même l’état. Et cette personne aujourd’hui a tendance à nous dire qu’elle n’est pas d’accord avec la gratuité. La prime a ouvert une brèche aux gestionnaires d’écoles de multiplier autant des frais illégaux…Les écoles catholiques par exemple, ont fait payer les œuvres missionnaires pontificales/OPM. Depuis le tremblement de terre de 2008 jusqu’aujourd’hui chaque élève paye 1$ le mois pour la construction de la coordination Catholique qui jusqu’ici n’est pas achevée. Il y a même des écoles qui faisaient payer des dîmes mensuelles aux enseignants. Maintenant qu’un nouveau Président de la République arrive et dit d’arrêter, ils sont entrain de multiplier des manœuvres pour qu’on y revienne parce que les uns avaient des chantiers en cours, des hôpitaux, des véhicules commandés en Chine et qui ne sont pas encore dédouanés» s’indigne Théodore Mseme, Président Fédéral de l’UDPS Bukavu.

La Coalition pour la Sauvegarde des Droits Humains (CSDH) a d’ailleurs fait un véritablement réquisitoire contre les Eglises dans ce dossier de la prime.

« La Prime criminelle qui a appauvri les parents et des familles entières a été adoptée comme de la blague dans les années 1990, sous l’accompagnement religieux avec savon Nyota. Progressivement, vous avez fait comprendre à Mobutu que vous étiez en mesure de remplacer l’État en payant les enseignants sans trop peser sur le parent. Progressivement, vous avez augmenté les montants, asphyxié économiquement des milliers de familles et poussé plusieurs enfants intelligents à ne jamais avoir accès à l’éducation. Nous vous devons donc la médiocrité*que vous avez décriée il y a peu! Le pays vous doit la montée exponentielle des enfants de la rue, des Shege, de Kuluna et des enfants sorciers ou soldats. écrit son Secrétaire Exécutif Karl Mweze.

Il propose de mettre fin au système d’écoles conventionnées ou d’hôpitaux Conventionnés, car, dit-il, «les services escomptés ne sont toujours pas rendus ».

«Ainsi, l’État doit reprendre en mains ses responsabilités. L’État doit récupérer et s’occuper de ses écoles toute en créant d’autres. Idem pour les hôpitaux. Cela fait partie du changement et d’une gouvernance autre qui est grandement attendu !», propose Karl Mweze.

Cette possibilité a été également évoquée par l’UDPS au Sud-Kivu en conférence de presse ce vendredi 27 septembre.

«On les appelle les écoles conventionnées. Il y a une convention entre l’Etat et l’Eglise. Il suffit que la Convention faite entre l’Etat et l’Eglise soit abrogée pour que l’Eglise ne puisse plus gérer les écoles dites conventionnées catholiques à part celles dont l’Eglise a acheté les parcelles et construit par la suite. Le Collège Alfajiri n’est pas différent de la maison de la Poste. Toutes ces maisons ont été construites par l’Etat et ce n’est pas différent de l’hôpital Général qui est actuellement sous la gestion de l’Eglise Catholique. L’Etat est en droit aujourd’hui de dire mesdames, messieurs, remettez-moi mes écoles car je suis en mesure de les gérer et je vais moi-même gérer les animateurs. On a donné la gestion à nos Eglises parce qu’on a cru en nos pasteurs pour nous permettre de bien le faire» a expliqué Théodore Mseme, président Fédéral ad intérim de l’UDPS Bukavu.

Ces positions sont de plus en plus soutenues par des parents et autres leaders d’opinion de Bukavu qui estiment qu’il est temps que l’Etat reprenne son autorité. Pour beaucoup, cette situation d’écoles conventionnées et d’autres responsabilités laissées à l’Eglise continuer à fragiliser l’Etat et ne lui permettra jamais de mener des reformes nécessaires pour le bien de ses concitoyens.

Jean-Luc M.

Meet The Team

We cover local stories & reporting on global events. We are three musketeers of media work in tight-knit harmony to bring you news that resonates.

Recent Posts

Advertisement