
C’est la sonnette d’alarme du bourgmestre de la commune d’Ibanda dans la ville de Bukavu, lancée ce mardi 12 septembre 2017 lors d’un entretien accordé spécialement à laprunellerdc.info à ce sujet.
La saison pluvieuse s’annonçant très intense et vue l’ampleur des premières précipitations enregistrées ces dernières semaines dans la ville de Bukavu, monsieur Evariste MANEGABE, bourgmestre de la commune d’Ibanda, est très préoccupé du sort qui attend ses administrés ayant leurs domiciles sur la pente accidentellement inclinée et affectée par cette dangereuse cassure.
« Au total, 500 ménages de la colline de Muhungu sont en danger ; et parmi eux, certains sont déjà affectés par la fissure . La mesure qui s’impose à l’immédiat c’est la délocalisation des populations retrouvées sur ce site sinon on va enregistrer des morts », nous a précisé Evariste Manegabe.
Il se plaint que les occupants n’aient pas pris en considérations les divers avertissements qui leur ont été adressés que ce soit de la part du bourgmestre, du maire de la ville ou même du gouverneur de province. Plusieurs descentes ont été effectuées, ajoute-t-il, mais les habitants font toujours la sourde-oreille se plaignant de n’avoir nulle part où aller.
Tenant compte de la grandeur de la dite fissure, l’autorité communale s’est montrée inquiète du sort de l’entité retrouvée en aval, « Le complexe scolaire LA SAPINIÈRE (situé au pied de la colline) et l’avenue Bourguignon seront ensevelis » dans l’hypothèse où la terre parvenait à céder.
Conscient du rôle que doivent jouer les autorités étatiques dans la sécurisation de ces paisibles citoyens, le bourgmestre MANEGABE se déclare incompétent de faire ce quoi que ce soit.
« Mon rôle s’arrête à la sensibilisation pour prévenir les habitants du danger qui les guettent », a avoué monsieur le bourgmestre qui signalait aussi que « les mesures de délocalisation relèvent de la compétence du gouverneur de province ».
Il plaint, par la même occasion, le gouvernement provincial de ne pas détenir de moyens suffisants pour l’achat et l’aménagement d’un site pouvant abriter ces citoyens menacés par cet aléa naturel.
Le bourgmestre d’Ibanda, dont le rôle « ne se limite qu’à la sensibilisation », appelle la population voisine du BASSIN DU COLLÈGE à se souvenir du drame qui s’était produit de ce côté, ôtant la vie à toute une famille en 2013.
Le danger n’étant pas écarté, il demande aux compatriotes y résidant de ne pas attendre une autre catastrophe de ce genre. Il met en alerte la population du danger permanent que présentent la rivière Kahuha au niveau de la Place de l’Indépendance (après la disparition de l’avocate Furaha, les mois passés), le flanc affaissé de la Ruzizi du côté de Kazaroho et la partie accidentée située à droite de la paroisse de Chai dans sa juridiction.
Pour beaucoup d’acteurs de la société civile, “La vie de l’homme étant sacrée, l’Etat ayant la mission régalienne de protéger les citoyens et leurs biens, il est impérieux que l’Etat agisse en toute urgence afin d’arrêter des mesures efficaces pour mettre les populations occupant les sites dangereux précédemment cités dans un confort favorable avant que le pire n’arrive”.
Rappelons que cette dangereuse fissure est située sur la colline de Muhungu, non loin du terrain de l’EDAP/ISP dans la ville de Bukavu.
John Achiza

« Le gouvernement congolais doit prendre conscience des richesses touristiques et de les valoriser… »
Cette déclaration est de l’assistante au département du tourisme et hôtellerie à l’ISP-Bukavu, Bernadette Atosha Byemba à l’occasion de la journée mondiale du tourisme célébrée le 27 Septembre de chaque année.
Le thème retenu cette année est le «tourisme et emploi, un avenir meilleur pour tous »
Selon Atosha Byemba, coordinatrice de l’Agence de la Promotion et la Valorisation du Tourisme (APROVATOUR), l’inexploitation des sites touristiques occasionne un manque à gagner et fait perdre beaucoup d’emplois à la Province et au Pays.
« la quasi totalité des sites est encore naturelle et inexploitée alors que c’est l’exploitation de ces derniers qui fera du Sud-Kivu, une province de destination par excellence et une source de création d’emplois. le tourisme fait donc partie des secteurs qui touchent toutes les différentes couches sociales bien qu’il reste encore beaucoup à faire, il est un pilier du développement économique par excellence.»
Par ailleurs, cette chercheuse et enseignante a profité de passer en revue l’état de lieu du tourisme dans la province du sud Kivu où actuellement, la province compte 109 sites touristiques dont 28 dans la ville de Bukavu,7 en territoire de Walungu ,10 dans Fizi,11 à d’Uvira ,14 en territoire de Mwenga ,10 en territoire de Shabunda ,13 en territoire de Kabare, le territoire d’Idjwi et celui de kalehe compte respectivement 7et 8 sites.
Cependant, plusieurs facteurs contribuent au blocage du développement du tourisme entre autres la politique, l’économie, les infrastructures et la sécurité.
Bernadette Atosha invite le gouvernement congolais à prendre conscience des richesses touristique que regorgent le Sud-Kivu et la RDC les valoriser afin d’inciter les partenaires à investir dans le secteur touristique et accroître ainsi le nombre des touristes tant nationaux qu’internatinaux vue que
«le tourisme c’est l’or blanc du troisième millénaire».
Le gouvernement provincial du Sud-Kivu doit aussi penser à réhabiliter le musée culturel du Kivu à Muhumba dans la ville de Bukavu en y ramenant des espèces animales (les serpents, crocodiles, Chimpanzé,…) comme ça se fait dans d’autres pays envie de permettre aux personnes qui ont moins de moyens de se rendre au PNKB ou à Lwiro de voir aussi ces espèces rares qui font la fierté de la RDC.
Aux parents et aux autorités des établissements scolaires de cultiver dans la mentalité des enfants le goût du tourisme en organisant des excursions, randonnée et safari dans différents sites de notre province pour les permettre de découvrir leurs milieux et différentes espèces animales qui y vivent.
Saluant la ferme détermination des responsables du Centre de Recherche en Sciences Naturelles ( CRN-LWIRO) dans la réhabilitation des primates, Atosha Byemba a tenu à remercier les personnes qui se sont impliquées dans la résolution des conflits entre le Parc National du Kahuzi-Biega (PNKB) et les pygmées et appelle les uns et les autres au respect des engagements pris., conclut la coordinatrice de l’Agence de la Promotion et la Valorisation du Tourisme (APROVATOUR), Bernadette Atosha.
Signalons qu’au Sud-Kivu aucune activité n’a été organisée ni par la division du tourisme ni par le ministère, à l’occasion de cette journée dédiée au tourisme.
Abdallah Mapenzi

Cinq humoristes de la sous-région des grands lacs seront sur scène ce samedi 28 septembre 2019 en début d’après midi.
Pour la première fois ils vont tous monter sur scène et dans un spectacle d’humour intitulé «plat du jour», ces cinq humoristes vont égayer le public Gomatracien à l’Institut Français à partir de 17 heures.
Sous l’accompagnement de l’Institut Français et la Coopération Suisse, ces humoristes du Congo, du Rwanda et du Burundi ont été ensemble pour préparer cette œuvre qu’ils présentent pour la première fois à Goma aujourd’hui samedi 28 septembre 2019.
«Le plat du jour» que les humoristes invitent à déguster cet après midi à Goma, consiste à faire passer un message au public sur «leurs différences mais qui les unissent ».
«C’est une grande fierté pour nous car c’est la première fois que les humoristes de la région des grands lacs se mettent ensemble et tous dans une même pièce comme si on jouait au théâtre mais qui n’est que du théâtre. » dit Joyeux Bin Kabodjo, l’un d’eux à Laprunellerdc.info.
Parmi les acteurs qui montent sur scène ce soir on peut voir, Espoir Bulangalire le «réparateur des Fans», Joyeux Bin Kabodjo, et d’autres du Rwanda et du Burundi.
Selon les organisateurs, ce spectacle se fera en tournée qui commence à Goma puis suivre Bukavu, Kigali et enfin Bujumbura.
Les organisateurs invitent donc le public de Goma à venir nombreux déguster «le plat du jour » préparé pour eux, pour les divertir, le faire rire, l’égayer. L’entrée est libre et gratuite, insistent-ils
Jean-Luc M.
Vue du Lycée Wima, une école Conventionnée Catholique de Bukavu. Photo d’illustration
C’est visiblement une pilule amère pour les parents et élèves de la province du Sud-Kivu. Plusieurs ne supportent pas la grève annoncée par les enseignants du secteur Conventionné (Catholique et Protestant) déclenchée depuis le 25 septembre 2019 dernier à Bukavu.
Une grève qui arrive alors que l’Etat a décidé de prendre en charge ses enseignants et interdit formellement le paiement d’un quelconque à l’école primaire.
A Bukavu comme dans plusieurs autres villes et territoires de la Province du Sud-Kivu, c’est la colère. Beaucoup ne comprennent pas « la précipitation » des syndicalistes du secteur catholique et protestant qui n’ont pas donné « respecté les procédures pour arriver à la grève » comme le prévoit la loi.
Nombreux suspectent l’Eglise Catholique du Sud-Kivu, principalement, d’être le véritable bénéficiaire de la prime et à la base de cette grogne des enseignants de son secteur. L’Eglise Catholique suivie naturellement par celle Protestante quand on parle de la prime, car étant les plus grands bénéficiaires, rappelle d’ailleurs l’UDPS Bukavu.
«Le Kapita, notre monsieur, que l’Etat a désigné pour gérer les écoles en son nom s’est enrichi plus que même l’état. Et cette personne aujourd’hui a tendance à nous dire qu’elle n’est pas d’accord avec la gratuité. La prime a ouvert une brèche aux gestionnaires d’écoles de multiplier autant des frais illégaux…Les écoles catholiques par exemple, ont fait payer les œuvres missionnaires pontificales/OPM. Depuis le tremblement de terre de 2008 jusqu’aujourd’hui chaque élève paye 1$ le mois pour la construction de la coordination Catholique qui jusqu’ici n’est pas achevée. Il y a même des écoles qui faisaient payer des dîmes mensuelles aux enseignants. Maintenant qu’un nouveau Président de la République arrive et dit d’arrêter, ils sont entrain de multiplier des manœuvres pour qu’on y revienne parce que les uns avaient des chantiers en cours, des hôpitaux, des véhicules commandés en Chine et qui ne sont pas encore dédouanés» s’indigne Théodore Mseme, Président Fédéral de l’UDPS Bukavu.
La Coalition pour la Sauvegarde des Droits Humains (CSDH) a d’ailleurs fait un véritablement réquisitoire contre les Eglises dans ce dossier de la prime.
« La Prime criminelle qui a appauvri les parents et des familles entières a été adoptée comme de la blague dans les années 1990, sous l’accompagnement religieux avec savon Nyota. Progressivement, vous avez fait comprendre à Mobutu que vous étiez en mesure de remplacer l’État en payant les enseignants sans trop peser sur le parent. Progressivement, vous avez augmenté les montants, asphyxié économiquement des milliers de familles et poussé plusieurs enfants intelligents à ne jamais avoir accès à l’éducation. Nous vous devons donc la médiocrité*que vous avez décriée il y a peu! Le pays vous doit la montée exponentielle des enfants de la rue, des Shege, de Kuluna et des enfants sorciers ou soldats. écrit son Secrétaire Exécutif Karl Mweze.
Il propose de mettre fin au système d’écoles conventionnées ou d’hôpitaux Conventionnés, car, dit-il, «les services escomptés ne sont toujours pas rendus ».
«Ainsi, l’État doit reprendre en mains ses responsabilités. L’État doit récupérer et s’occuper de ses écoles toute en créant d’autres. Idem pour les hôpitaux. Cela fait partie du changement et d’une gouvernance autre qui est grandement attendu !», propose Karl Mweze.
Cette possibilité a été également évoquée par l’UDPS au Sud-Kivu en conférence de presse ce vendredi 27 septembre.
«On les appelle les écoles conventionnées. Il y a une convention entre l’Etat et l’Eglise. Il suffit que la Convention faite entre l’Etat et l’Eglise soit abrogée pour que l’Eglise ne puisse plus gérer les écoles dites conventionnées catholiques à part celles dont l’Eglise a acheté les parcelles et construit par la suite. Le Collège Alfajiri n’est pas différent de la maison de la Poste. Toutes ces maisons ont été construites par l’Etat et ce n’est pas différent de l’hôpital Général qui est actuellement sous la gestion de l’Eglise Catholique. L’Etat est en droit aujourd’hui de dire mesdames, messieurs, remettez-moi mes écoles car je suis en mesure de les gérer et je vais moi-même gérer les animateurs. On a donné la gestion à nos Eglises parce qu’on a cru en nos pasteurs pour nous permettre de bien le faire» a expliqué Théodore Mseme, président Fédéral ad intérim de l’UDPS Bukavu.
Ces positions sont de plus en plus soutenues par des parents et autres leaders d’opinion de Bukavu qui estiment qu’il est temps que l’Etat reprenne son autorité. Pour beaucoup, cette situation d’écoles conventionnées et d’autres responsabilités laissées à l’Eglise continuer à fragiliser l’Etat et ne lui permettra jamais de mener des reformes nécessaires pour le bien de ses concitoyens.
Jean-Luc M.






