
Les forces vives sociales et politiques du Sud-Kivu ont dressé le bilan de quatre blessés graves, dix blessés légers et plus de quatorze interpellations dans la manifestation de ce dimanche 21 janvier 2018.
Parmi ceux qui ont été arrêtés, on note Zozo Sakali du mouvement citoyen Réveil des indignés et Hyppocrate Marume, un acteur de la société civile.
Au cours d’un point de presse tenu à Nard Hôtel à Nguba devant les ténors de la société civile et des partis politiques, les organisateurs de la manifestation dénoncent le pillage des biens des manifestants et la répression d’une action constitutionnelle et dressent un bilan « provisoire ».
« Il y a eu quatre blessés grave dont un par coup de baïonnette. Notre collègue se trouve à l’hôpital ; il s’agit de Me Faustin Batumike. Il y a eu plus de quatorze arrestations et jusque-là nous regrettons que leur libération ne soit pas encore faite. Nous avons dénombré plus de dix personnes blessées légèrement. Il y a eu un nombre important des téléphones de manifestants qui ont été récupérés par les éléments de l’ordre. Nous avons aussi enregistré plus de trois personnes asphyxiées par le gaz lacrymogène » dit Raphael Wakenge entouré des autres membres des forces sociales et politiques.
Parmi ce bilan, on note des tirs de gaz lacrymogène dans une famille endeuillée dans la commune de Kadutu selon les organisateurs.
La police et l’autorité urbaine n’ont pas encore livré un quelconque bilan de ces échauffourées.
Les forces sociales et politiques disent regretter cette attitude de l’autorité et des forces de l’ordre et promettent que les actions continueront jusqu’au « départ des médiocres ».
« Cette fois-ci nous sommes déterminés et nous pensons que trop c’est trop ; avant la fin de 2018, nous ne parlons plus de dégagez mais nous constaterons qu’ils seront déjà dégagés. Tous les médiocres chercheront leur place ailleurs en dehors de la RDC ».
La police nationale Congolaise a usé des bombes à gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants disséminés sur différents axes de la ville de Bukavu ce dimanche 21 janvier 2018.
C’était lors de la marche appelée par le comité laïc de coordination pour exiger le respect de l’accord de la saint sylvestre et « libérer l’avenir ».
Honneur-David Safari
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