
Les étudiants de l’université évangélique en Afrique UEA sont en colère depuis la matinée de ce jeudi 29 mars 2018.
Depuis la matinée, ils bloquent l’accès à leur institution d’enseignement universitaire dans la ville de Bukavu réclamant la desserte en énergie électrique et en eau potable.
Une étudiante en deuxième année de graduat, en économie, dit être sortie manifester aux côté de ses camarades car privée d’eau courante depuis le lundi 26 mars.
« Nous les étudiants internes, nous manifestons pour réclamer le rétablissement de l’électricité et de l’eau dont nous sommes privées depuis lundi dernier » nous a révélé cette indigné qui, visiblement comme tous ses collègues, ne compte pas courber l’échine devant cette situation qui ne semble pas alléger la vie aux locataires de la colline de Panzi.
« Toutes les entrées sont bloquées et les portes fermées jusqu’à ce que la société nationale d’électricité nous explique pourquoi nous ne pouvons plus accéder à l’électricité dans le campus. Nous ne savons plus vivre sans électricité alors que nous sommes des internes » explique au téléphone de Laprunellerdc.info, un étudiant en colère.
Ces étudiants se préparent à descendre jusqu’à la direction de la société nationale d’électricité pour réclamer leur droit d’accès à l’énergie électrique.
Il sied de signaler que cette situation se produit alors que le recteur de l’UEA est en dehors du pays.
La manifestation des étudiants de l’UEA se fait sans aucune incidence sur le trafic sur la route menant vers Panzi, et Uvira, d’où la retenue de la police à se mêler à la danse.
Cette grogne à l’UEA Bukavu intervient après deux jours de manifestation spontanée des étudiants de l’institut supérieur pédagogique, ISP Bukavu réclamant eux aussi la desserte en électricité dans leur campus. Eux aussi avaient, à deux reprises bloquer les routes de part et d’autres de leur institution. La police est intervenue pour les disperser au premier jour.
Le commandant police ville aurait été blessé dans ces échauffourées, rapportent les sources concordantes.
Jonas Kasula Arsène










