
Le coordonnateur de la cellule technique de lutte contre la fraude minière en suspension s’est rendu avec une dizaine de ses hommes après d’intenses accrochages qui ont faits des blessés si l’on en croit les images qui circulent sur le réseau social Whatsapp. Des messages d’apaisement inondent les réseaux sociaux pour éviter une récupération tribalo-ethnique de la question.
C’est d’abord celui de Jean Chrysostome Kijana, président national de la nouvelle dynamique de la société civile en RDC qui appelle les Bukaviens à la prudence.
« La NDSCI condamne avec force ce énième cas de déstabilisation de la paix et sécurité dans la ville de Bukavu .Invite la population, notamment la communauté banyamulenge à ne pas prêter oreille attentive à ce perturbateur. Tout notre soutien au gouvernement provincial et aux services de sécurité et les encourageons à aller jusqu’au bout afin de mettre hors d’état de nuire tous les ennemis de la paix ».
La prudence, c’est à cela qu’appelle aussi Yanick Ndatabaye , coordinateur de la jeunesse dynamique du Sud-Kivu.
« Nous nous joignons à toutes ces autres voix épris de paix et de concorde pour appeler toute la jeunesse du Sud-Kivu à la retenue et à la prudence afin de ne pas tomber dans le piège du démon de la division et du tribalisme en ce moment aussi sensible. Nous continuons à croire que le cas Abbas est un cas isolé, d’un homme se comportant décidément comme un « hors la loi » et qui doit répondre de ces actes afin de décourager pareils agissements mettant à mal l’autorité de l’État. Nous encourageons la communauté banyamulenge à garder son calme et à se désolidariser de cet acte déshonorant de mr Abbas qui a pourtant tout reçu de la province jusque à en abuser. Enfin nous soutenons l’action de son excellence Mr le gouverneur de sa démarche de rétablissement de l’autorité de l’État qui doit rester non négociable », dit Yannick Ndatabaye.
L’autre message c’est celui du président des étudiants Banyamulenge qui condamne le pillage de l’Eglise méthodiste de Muhumba.
« Chers jeunes, soyons apaisés! Évitons toute tentative de récupération et suivons les instructions de son excellence monsieur le gouverneur ! Il se peut qu’il y a pillage de l’église méthodiste de Muhumba ! Nous vous appelons au calme et demandons au gouvernement de s’enquérir de la situation. Laissons au gouvernement la sécurité ! C’est une affaire qui n’engage pas la communauté Svp ! Soyons calme et apaisés », affirme Gikundiro Mutware Albert président des étudiants Banyamulenge.
Une autre voix et pas la moindre c’est celle d’un notable du Sud-Kivu, ancien vice-ministre de la télécommunication et député honoraire ,Enock Sebineza.
« Les décisions de Abbas Kayonga, alias Dada, de désobéir aux ordres du Gouverneur n’engagent que lui et lui seul, les notabilités de Bkv doivent donner tous un message de paix , aucune communauté n’est concernée par cette aventure, la communauté banyamulenge dénonce et condamne ce comportement inacceptable de Dada et sommes derrière les décisions du Gouverneur. Que Dada se rende sans casse », disait Enock Sebineza.
Bukavu s’est réveillée sous un panique totale ce dimanche. Ceci à cause des crépitements des armes légères et lourdes quand les forces de sécurité ont voulu désarmer Abbas Kayonga, jusque ce Jeudi Coordonateur de la cellule technique de lutte contre la fraude minière.
Honneur-David Safari
des acteurs de la société civile environnementale lors de leur manifestation dans la ville de Bukavu. Photo d’illustration, Laprunellerdc.info
Josué Aruna, Président provincial de la Société Civile Environnementale et Agro-Rurale, est sous menace depuis le début de ce mois de septembre.
A en croire Ladislas Witanene, secrétaire administratif de la Société civile environnementale, son président est sous menace sécuritaire depuis le 9 septembre quand les bandits armés étaient venus le visiter dans sa maison mais par grâce les aurait échappé.
Il affirme que les menaces de mort que reçoivent Josué Aruna et sa famille sont liées à son activisme pour la protection de l’environnement.
Suite à l’ampleur du dossier, à la psychose dans laquelle vivent Josué et sa famille, à la suite des paroles proférées par ces malfrats, Ladislas Witanene appelle donc aux autorités à plus de responsabilité afin que la protection et la sécurité de Josué et sa famille soient rassurées et que justice et réparation soient aussi faites.
Josué Aruna est un fervent défenseur de la nature et des valeurs environnementales en RDC il est aussi grand défenseur du patrimoine mondial le PNKB. Sa famille a été visitée en date du 9 septembre par des inconnus armés et qui n’ont cessé depuis lors de lui proférer des menaces de mort. Une plainte contre inconnue avait été déposée par lui mais jusque là aucune suite.
Jean-Luc M.
Vue du Lycée Wima, une école Conventionnée Catholique de Bukavu. Photo d’illustration
Des réactions, on en enregistre toujours depuis quelques heures après le déclenchement de la grève par les enseignants des Ecoles Catholiques et Protestantes dans la ville de Bukavu.
C’est le cas de l’acteur politique et enseignant Fidèle Mugisho qui dénonce le comportement de la Coordination des Ecoles Conventionnées Catholiques mais aussi des enseignants de ce secteur.
«Le chef de l’État vient de décréter l’effectivité de la gratuité conformément à l’article 43 de la constitution, curieusement, les amoureux de la prime cherchent à saboter cette mesure combien salutaire. Je pense que nous tous connaissons bien le comportement des écoles catholiques quant à la prime, celles-ci ont toujours dit que c’est l’intérêt de l’enfant qui passe d’abord avant celui de l’enseignant, voici ce qui se passe ce matin ,il n’y a pas cours dans toutes les écoles catholiques ce mercredi, au motif qu’il y a Assemblée Générale des enseignants, ceci constitue une erreur grave car à part l’État congolais, personne autre ne peut interdire aux élèves d’étudier alors qu’il n’y a même pas grève» se désole Fidèle Mugisho.
Rappelant la résistance des écoles catholiques pour le combat de la suppression de la prime, Fidèle Mugisho suspecte ces gestionnaires d’écoles à vouloir «saboter tout simplement la bonne volonté du chef de l’État et son Directeur de cabinet Vital Kamerhe ».
«En définitif, sachons que la prime est un poison qui a déjà affecté les organes des certains acteurs, pour le faire sortir, il faut une forte dose, cette dose c’est la résistance contre le retour de la prime. Elle ne reviendra plus. Que les amoureux de celle-ci sachent bien que le pouvoir a changé, selon les informations à notre procession on cherche à persuader les parents en leur demandant de faire une contribution pour seulement le fonctionnement. Nous connaissons tous comment sont venus les comités des parents» insiste-t-il.
Avec la gratuité l’enseignement, estime Fidèle Mugisho, le ministère de l’agriculture, pêche et élevage peut déjà lancer deux campagnes(et cela obligatoirement): « Aucun ménage sans élevage et aucun champs non cultivé », car désormais chaque parent qui a plus de trois enfants scolarisés aura la possibilité d’acheter, soit une chèvre, mouton, porc, poule, dindon, engrais par mois.
Rappelons que les enseignants des écoles conventionnées catholiques réunies ce mercredi à l’EP Matendo ont déclenché un mouvement de grève à partir de ce jour. Ces enseignants revendiquent la majoration de leurs salaires et la prise en compte de plusieurs autres revendications.
Jean-Luc M.

Réunis ce mercredi 25 septembre 2019 au Bureau de Coordination de la Société Civile, les acteurs de cette faîtière se sont exprimés sur certaines situations dans la ville.
La situation sécuritaire de leur collègue Julien Namegabe, président du sous noyau de Nkafu, et qui est poursuivi en justice pour avoir dénoncé les spoliations, l’insalubrité dans les abattoirs ont donc attiré leur attention.
Pour ces acteurs, ils disent être prêt à en découdre avec toute autorité qui pense procéder par des menaces et intimidations pour les faire taire. Ils promettent ne ménager aucune énergie pour ça.
«nous saisissons de l’occasion pour mettre ceci au clair, les acteurs de la société civile ne ménageront aucune énergie en cas de menace contre l’un de leurs pour envisager des actions qui s’imposent pour mettre hors d’état de nuire toute autorité qui se retrouverait dans cette situation »
Pour rappel, Julien Namegabe, Président de la société civile sous noyau de Nkanfu est sous menace d’arrestation.
Pour avoir initié la campagne de désobéissance fiscale dans le marché Beach Muhanzi suite à l’insalubrité qui y est observée, cet acteur a été amené en Justice.






