

Les jeunes ressortissants du territoire d’Idjwi vivant à Bukavu continuent à dire NON à la taxe de la Direction provinciale de Mobilisation et d’Encadrement des recettes, DPMER et les tracasseries de la DGM, infligées aux ressortissants d’Idjwi aux ports de Bukavu.
La mobilisation de ces jeunes ne faiblit pas depuis 3 semaines. Ces jeunes investissent les ports Mugote et Salama pour la même cause.
Déjà ce dimanche, plus de 30 jeunes ont été au port Mugote, minus de leurs calicots et ont réussi à faire entrer près de 60 voyageurs en destination d’Idjwi sans qu’ils ne payent les 1300fc.
Il y a 3 semaines, ces jeunes ont lancé une campagne dénommée : « je vais a Idjwi, je ne suis pas touriste, je rentre chez moi ». Ils sont dans les différents ports pour expliquer à ces services que Idjwi est l’un des 8 territoires de la province du Sud-Kivu, “et ne devrait pas être discriminé”.
Jeunes promettent continuer avec leur lutte “jusqu’à ce que les autorités comprennent que ces insulaires doivent aussi se sentir protégés et sécurisés dans leur province”. Il menacent même de descendre dans les rues de Bukavu et même à Idjwi pour faire entendre leur voix.
Ces actions sont soutenues par plusieurs voyageurs qui jugent discriminatoire ce traitement envers les Ban’Idjwi.
Rappelons que dans une lettre adressée au gouverneur de la province avec copies aux services concernés, ces jeunes réunis au sein de la solidarité des étudiants et jeunes pour le développement d’Idjwi, dénoncent les tracasseries dont sont victimes leurs compatriotes qui quittent Bukavu pour Idjwi.
Il s’agit principalement de la taxe sur le tourisme perçue par la Dpmer (800FC), et 500 Fcs exigés par les agents de la DGM pour inscrire les noms des voyageurs sur le manifeste. Au total, 1300 Fcs que ces services exigent aux voyageurs, en plus du coût du billet. A cela s’ajoutent les tracasseries dont sont victimes ceux qui ont des colis de la part de ces services et de certains éléments de la force navale.
A la Dpmer on reconnait avoir reçu la correspondance des jeunes d’Idjwi et on promet une solution dans les jours à venir. “Je crois que nos responsables y travaillent avec l’autorité provinciale et ils espèrent trouver une solution dans un bref délai” nous dit un cadre de cette régie provinciale.
Jonas Kasula Arsène







