Bukavu: 287 maisons de vente des boissons fortement alcoolisées à Bagira, la plateforme «Bagira Kwetu», n’en peut plus ! – La PrunelleRDC.info

la boisson communément appelée « chief » ou « Sapilo » à l’Est de la RDC.

C’est une autre alerte concernant la consommation abusive des boissons fortement alcoolisées dans la ville de Bukavu et spécialement la commune de Bagira.

Elle vient des Forces Vives de cette commune réunies dans la plateforme « Bagira Kwetu ».

Dans une lettre adressée au maire et rendue publique ce mardi 23 avril 2019, ces forces vives rappellent au maire de Bukavu qu’il existe des arrêtés interministériels portant interdiction du commerce d’alcools, eau de vie et liqueurs conditionnées dans les sachets ainsi qu’un autre arrêté du maire portant interdiction de la production, la vente et la consommation de la drogue et des boissons fortement alcoolisées.

Malheureusement constate la plateforme, ces décisions sont restées lettre morte et la jeunesse en paie le prix à ce jour.

Ces organisations qui citent le dernier conseil de sécurité de la Commune, parlent de 287 maisons de vente de boissons fortement alcoolisées dans les 10 quartiers de la commune dont 45 maisons au quartier Lumumba, 55 au quartier Nyakavogo, 54 maisons au quartier Cahi, 17 à Cikera, 10 à Kanoshe, 28 au quartier Mulwa, 16 au quartier Mulambula, 15 à Ciriri, 14 à Buholo-Kasha et 33 maisons au quartier Cikonyi et marché Nkafu.

«Monsieur le maire, pour votre gouverne, dans la commune de Bagira, la drogue et les boissons fortement alcoolisées connues sous différents noms sont vendues dans les 10 quartiers  de la Commune devant le silence coupable des autorités à tous les niveaux. La dépravation des mœurs, la prostitution, la pollution, les bagarres, les tracasseries diurnes et nocturnes, même la mort sont entre autres conséquences qui résultent de la consommation de ces poisons par les jeunes de notre commune en particulier et ceux de toute la ville si pas de toute la province en général »dénoncent les organisations.

Ces forces vives affirment dans leur correspondance que le défaut de vulgarisation des décisions de l’autorité urbaine, et la décision du Commandant de la 33ième région militaire interdisant la vente de ces boissons dans les camps militaires, la faiblesse des services chargés de contrôle et du suivi, le trafic d’influence, la complicité de sécurité aux ports et à l’intérieur de la commune, l’insuffisance des effectifs de la police, le manque de la politique d’encadrement de la jeunesse et les conditions de vie précaires des familles des policiers et militaires ont été cités comme causes de ce problème.

Elles demandent donc au maire de faire de l’encadrement et la protection de la jeunesse une priorité pour qu’elle joue pleinement son rôle dans la reconstruction du pays; et la première action sera de faire respecter ces mesures.

Jean-Luc M.

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