Bukavu-10 ans rapport Mapping: «j’ai marché aujourd’hui pour moi-même, pour ma famille et pour la génération future » (Réactions)

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Femmes, jeunes, enfants, plusieurs habitants dans la rue à Bukavu ce 1er octobre

Ce Jeudi 1er octobre 2020, une marée humaine était dans la rue de Bukavu pour demander la mise en œuvre effective des recommandations du rapport Mapping de l’ONU et la création d’un Tribunal Spécial Pour juger les auteurs des crimes commis en République Démocratique du Congo.

«Il faut que les recommandations du Rapport Mapping soient effectivement mis en œuvre, on a marre des tueries, des massacres », « Plus jamais des tueries à Beni. Justice pour la paix, on ne construit pas la paix sur des fausses communes », « oui pour la justice et la réparation pour les victimes », c’est entre autres messages que portaient les manifestants ce Jeudi 1er Octobre 2020 lors de la marche pacifique organisée par la Société civile du Sud-Kivu pour demander justice aux victimes des 617 crimes répertoriés par le rapport Mapping.

Pour le député provincial Georges Musongela, il est temps que les auteurs de ces crimes puissent subir la rigueur de la loi.

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«Le rapport Mapping doit être mis sur la place publique. Nous devons l’exploiter. Il faut que les responsabilités soient établies et que les auteurs de ces faits répondent de leurs actes. Nous, à notre niveau comme député provincial, nous devons sensibiliser pour que ce rapport soit connu de tous. Nos Collègues du parlement National doivent prendre des textes des lois qui faciliteraient que la justice soit faite au regard de ces crimes internationaux qui ont étés commis », dit Georges Musongela.

Solange Lwashiga quant à elle, pense que si l’on ne puni pas les auteurs de ce crimes contenus dans le rapport Mapping, la République Démocratique du Congo n’aura jamais la paix.

«Nous voulons qu’à partir d’aujourd’hui, le silence soit brisé pour que les femmes et les enfants qui sont les plus grandes victimes de ces atrocités retrouvent la justice. Il faut que la communauté internationale qui nous a opposé des réfugiés venant des pays voisins qui fuyaient la guerre chez eux, puisse déférer devant la justice les auteurs de ces violations massives des droits de l’homme. A Beni, on tue tous les jours. Il faut qu’on ait un tribunal spécial pour les juger », insiste sous un ferme la porte-parole du mouvement «Rien sans les Femmes » Solange Lwashiga.

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Les survivantes des violences sexuelles et les enfants orphelins des guerres ont aussi manifesté.

Tatiana Mukanire, coordinatrice mouvement des survivantes des violences sexuelles pense que lorsqu’il y a la justice, les victimes se sentent tant soit peu soulagée.

«Je suis l’une des victimes de ces atrocités. J’ai marché aujourd’hui pour moi-même, pour ma famille et pour la génération future. Il faut que le Rapport Mapping soit mis en avant. Il faut que justice soit faite, que la population et le politique se lèvent pour que nous puissions être soulagées. Il y a pas de paix sans justice », atterrit Tatiana Mukanire.

Cette mobilisation s’est poursuivie dans plusieurs territoires de la province du Sud-Kivu. C’est le cas de Walungu, Kalehe, etc.

Jean-Luc M.

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