la boisson communément appelée « chief » ou « Sapilo » à l’Est de la RDC.
La vente des boissons fortement alcoolisés est un des éléments à la base de l’insécurité à Bukavu s’accordent à dire la société et les dirigeants. La mairie de Bukavu avait pris une décision de fermer toutes les maisons et boutiques dans lesquelles cette boisson est vendue. Nous constatons qu’au lieu que ces maisons diminue, elles ne font qu’augmenter.
Un cadre de base a révélé, lors d’un entretien avec notre rédacteur, que depuis que ces boissons sont en vente à Bukavu, la ville est calme. « Les jeunes passent leurs journées à boire et le soir ils sont ivres. Ils n’ont plus le temps de s’occuper de la politique, d’où la baisse des différentes manifestations hostiles au pouvoir, ce qui nous laisse en paix. » nous-a-t-il déclaré.
Si cette déclaration entre dans la politique du gouvernement provincial, elle est aussi grave si bien que la consommation de ces boissons est aujourd’hui un problème de santé publique et de la sécurité dans la province.
« Une telle déclaration dénote de l’irresponsabilité mais également du cynisme étant donné qu’on gouverne pour le peuple et on est autorité parce qu’il y a le peuple à gouverner». Nous dit un membre de la société civile.
Alors que le monde célèbre, ce 10 octobre, la journée internationale de santé mentale, il est ressorti que les boissons fortement alcoolisées font partie des substances psychoactives susceptible d’impacter bonne santé mentale.
Pour les prestataires impliqués dans la prise en charge des malades mentaux, la communauté doit agir en amont afin d’endiguer ce mal, qui semble détruire l’avenir de toute la jeunesse. Se confiant à votre rédaction, monsieur Matthieu Biringanine, prestataire au centre SOSAME [Soin de Santé Mentale], la responsabilité de combattre cette situation revient à toute la société.
« Il faut sensibiliser la jeunesse ; il faut qu’il y ait des lois qui réprimandent la commercialisation de ces produits. Mais aussi, il faut qu’on punisse les gens qui favorisent leur utilisation », a-t-il confié.
Il sied de signaler que la prise des boissons prohibées est à la base d’une profonde dégradation de la santé dans le milieu des jeunes, sur plusieurs aspects. Bien que leur commercialisation soit officiellement interdite, ces boissons [communément appelées Sapilo, dans le jargon bukavien] se vendent abondamment, sous la barbe de la notabilité locale.
Thomas UZIMA






