Beni : un Officier FARDC crée une tension à l’Institut Bungulu

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Vue sur Beni ville au Nord-Kivu. Ph. Laprunellerdc.info

Un Officier des Forces Armées de la RDC a été à la base d’une tension ce lundi 22 novembre 2021 au sein de l’Institut Bungulu, situé à Beni, dans la province du Nord-Kivu.

Selon les sources sur place, tout est partie de l’incursion de cet officier, Lieutenant-Colonel, dans les enceintes de cette école. Celui-ci voulait réclamer la restitution du téléphone de son enfant, confisqué depuis l’année dernière par un enseignant.

Aussitôt arrivé, celui-ci s’en est pris à l’enseignant concerné, avant de le tabasser devant ses élèves, rapporte la Société Civile forces vives de Beni, qui dit condamner « fermement » cet agissement.

Me Paluku Kavota, Président de cette structure, plaide pour l’organisation d’un procès en flagrance, contre cet officier militaire.

«Ce Colonel a du coup commencé à tabasser l’enseignant devant les élèves. Les élèves voyant leur enseignant être tabassé, sont intervenus et voulaient mettre fin à la vie de cet officier,» explique-t-il à LaPrunelleRDC.info.

Cet acteur de la société civile appelle les enseignants et les élèves au calme, étant donné que l’officier militaire auteur de cette tension, est déjà aux arrêts.

La Police Nationale Congolaise qui est intervenue pour limiter les dégâts, dresse un bilan de quelques uns de ses éléments blessés, et des élèves qui se sont évanouis suite à son intervention musclée.

Nasson Murara, communicateur de la police, affirme que le commandant-ville de la police a été victime des jets de projectiles.

Indignés par le Comportement de cet Officier, les enseignants de cette entité décident de suspendre les cours jusqu’à nouvel ordre.

Jérémy Kasereka Kinyangwa, cadre du Syndicat des enseignants dans la sous-division de l’EPST à Beni, indique que c’est pour permettre aux enseignants de bien suivre les audiences en flagrance qui seront éventuellement organisées.

En attendant, l’Officier militaire ayant entraîné ce désordre a été appréhendé par les services de sécurité, et conduit au Cachot de l’auditorat militaire, en attendant l’instruction de son dossier.

Roger Kambale, depuis Beni

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