Vue sur la Commune rurale de Kasindi, territoire de Beni. Ph. Laprunellerdc.info

Après la fermeture des plusieurs structures de santé dans la chefferie de Bashu sous menace des miliciens, les écoles deviennent la nouvelle cible de ces derniers qui accusent ces professionnels de la craie de collaborateur avec les équipes de riposte.
Comme le personnel soignant, les maïmaï accusent les enseignants d’avoir collaborer avec les équipes de riposte dans la désinfection des toilettes.
Nos sources indiquent que depuis les vacances de festivité de Pâques, les écoliers de l’école primaire ISONGA ne se présentent plus comme avant la détente, difficilement 24 sur les 500 écoliers que compte l’école étaient présents au courant de la semaine. Les activités tournent également timidement.
Après ce constat, les responsables de l’école primaire ISONGA ont décidé de faire des communiqués dans les Eglises de la place pour faire appel aux écoliers accompagnés de leurs parents mais sans succès.
Dans un tract ramassé le matin de ce lundi par des autorités scolaires, ces miliciens promettent la mort à certains enseignants de l’école Isonga.
«Dans ce document, les auteurs demandent la suspension des activités scolaires jusqu’en juillet de l’année en cours», a indiqué Moise Paluku Kiputulu, défenseur des droits humains de la place.
Avec la peur au ventre, les enseignants disent suspendre les activités scolaires ce jeudi 2 mai 2019 et reprendront le 6 mai prochain après dialogue communautaire qui aura lieu à Isonga le samedi 4 mai prochain. Ce dialogue mettra autour d’une même table les autorités de la chefferie, les acteurs des organisations de la société civile et toutes les couches sociales de la place.
« L’implication de tout un chacun est indispensable pour trouver une solution à des multiples problèmes de ISONGA » poursuit Moise Kiputulu.
Roger Kakulirahi, depuis Beni







