Pour tenter de trouver une solution palliative, les députés provinciaux et nationaux se sont retrouvés au tour d’une même table ce vendredi pour parler de la problématique de la convention ICCN-COPEVI qui a soulevé la population en vue de dégager des vraies solutions qui peuvent être mises en application pour sauver cette situation et ramener la paix dans les entités riveraines du lac Edouard.
Il s’agit du députés national Paul Muhindo Vahumawa, et des députés provinciaux Jean Paul Ngahangondi, Magezi avec le président des chefs coutumiers du Nord-Kivu, et député provincial mwami Saambili Bamukoka.
A l’issue de cette racontre, les députés se sont convenus qu’il est urgent que tous les acteurs, c’est-à-dire l’ICCN et la CIPEVI, les représentants des pêcheurs, le Président de la société civile, les députés nationaux et provinciaux du coin concernés se mettent autour d’une table en vue de voir ce qui cloche dans la convention pour l’extirper et/ou l’améliorer en discutant des vraies solutions qui ramèneront la paix dans toutes les enclaves, dont celle de Kasindi port, Kyavinyonge, Kisaka, Lunyasenge, Vitsumbi et d’autres pêcheries du lac Edouard au Nord-Kivu.
Pour rappel, habitants étaient dans la rue le mercredi dernier dans une marche de protestation contre la convention signée entre l’Institut Congolais pour la conservation de la nature « ICCN » et La coopérative des pêcheurs de Virunga COOPEVI dans plusieurs sites situés sur la côte Ouest du Lac Édouard soit de Vitshumbi en Territoire de Rutshuru jusqu’à Kyavinyonge, Territoire de Beni.
D’après nos sources, Ce qui inquiète les habitants dans cette convention c’est de savoir que désormais la gestion de la population serait arrachée aux autorités coutumières pour être confiée à L’ICCN et la COOPEVI dans toutes les localités le long du lac.
La convention, poursuivent nos sources, préciserait que les enfants qui naissent dès la signature de cette convention ne seront pas autorisés à se marier et s’ils le font, ils seront chassés dans cette zone du littoral Ouest du Lac Édouard.
Ainsi, les autochtones demandent l’annulation ou le retrait pure et simple de plusieurs articles dans cette convention qui les pénalisent et violent les lois de la République.
La société civile locale avait indiqué que cette manifestation de mercredi n’était qu’un début des actions pour faire entendre leur voix.
Roger Kakulirahi, depuis Beni






