Attaques xénophobes en Afrique du Sud : deux congolais parmi les victimes

Les attaques xénophobes survenues en Afrique du Sud depuis le 2 septembre ont causé la mort de 5 personnes parmi les quelles deux jeunes seraient d’origine congolaise.

Selon la diaspora congolaise de l’Afrique du Sud, les deux victimes se rendaient au « Home affairs », un lieu où les étrangers renouvellent leurs papiers, pour y refaire leurs dossiers quand ils étaient tombés entre les mains des sud-africains à l’arrêt de bus, qui les avaient tabassés à mort.

« La diaspora congolaise de l’Afrique du Sud a le regret de vous annoncer le décès d’un congolais qui habitait la province de Free-state à Bloomfontein. Notre concitoyen a été poignardé au taxi Rank où il allait prendre son bus pour Musina afin de renouveler son permis », peut-on lire sur leur communiqué.

Ce communiqué fait référence au jeune Bienvenue Mulenda dont les images circulent sur les réseaux sociaux. On cite également le nommé Tshibangu Nyandwe comme deuxième victime congolaise.

Ces attaques xénophobes devenues récurrentes en Afrique du Sud contre les étrangers, ont choqué les africains et des voix se lèvent pour les condamner.

C’est notamment l’Union africaine (UA) qui a publié une déclaration condamnant « avec la plus grande fermeté » ces « actes ignobles » de violence.

La Zambie quand à elle a annulé le mach qui devrait opposer l’équipe Zambienne de football et celle sud-africaine ce 4 septembre à Lusaka en guise de contestation.

Le président Nigérian Muhammadu Buhari a envoyé un émissaire en Afrique du Sud mardi pour « exprimer le mécontentement du Nigeria à l’égard du traitement de ses citoyens ».

Le président Congolais de son côté venait aussi d’annuler la participation de la République Démocratique du Congo au forum économique mondial qui devrait se tenir à CapeTown du 4 au 6 Septembre en guise de protestation contre ces actes «barbares et inhumains. »

Disons que le président sud-africain, Cyril Ramaphosa a condamné la vague de pillages et de violences visant principalement des ressortissants d’autres pays africains.

« Rien ne peut justifier qu’un Sud-Africain s’en prenne à des gens d’autres pays », a-t-il déclaré.

Mais certains africains vivants en Afrique du Sud accusent les autorités de ce pays d’utiliser les étrangers comme bouc-émissaire de l’échec de leur politique de développement. Ils indiquent que la police, au lieu d’intervenir, ne fait qu’observer les scènes de violences commises devant elle.

Esther Nino, depuis Capetown

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